Quels sentiments éprouve le pervers narcissique ? Partie 1

Hello !

Quels sentiments éprouve un pervers narcissique ? il faut savoir que l’humanité est constituée de tas d’espèces tout comme les animaux, qui, fonctionnent selon leurs spectres personnels de façon psychologique et sociale.

Voilà pourquoi il y au eu, il y a, et il y aura toujours des psychopathes, sociopathes, narcissiques, manipulateurs, pervers narcissiques, des schizophrènes… Mais aussi des dépendants affectifs, bipolaires, des gens super empathiques, et j’en passe.A chacun de se réveiller un jour ou non.

Ce que je voulais surtout vous dire c’est qu’il faut éviter d’analyser les gens autour de nous en leur accordant notre perception, nos émotions et notre façon d’aimer ou autre, car c’est une fâcheuse erreur, surtout quand l’irrespect est flagrant en face de nous.

Je souhaite vous partager un excellent article de Céline Valentin Coaching qui comme toujours définit de façon fluide, claire et très réelle le comportement du pervers narcissique, je trouve sa page Facebook d’utilité publique, car ses exemples et mises en scènes sont très parlants à qui a vécu cela.

le lien ici: https://www.facebook.com/CelineValentinCoaching/posts/1700971603465583 

Il s’agit de la page de Céline Valentin coaching : ses articles ont pour vocation d’illustrer le fonctionnement pervers…mais aussi de faire connaitre son activité de coach spécialisée dans l’accompagnement de personnes en relation (sentimentale, familiale, ou professionnelle) avec ce type de profil. Elle travaille en séance sur des problématiques comme le manque de confiance/l’affirmation de soi, donc apprendre à s’aimer, à se respecter, à savoir poser des limites etc…(ce qui manque en général aux victimes de pervers, et ce qui explique qu’elles tombent dans le piège!).

 


 

LE TOUT petit CHAMP EMOTIONNEL DU PERVERS NARCISSIQUE :

Pour celui ou celle qui n’a pas vécu, étudié et compris le fonctionnement pervers narcissique, il est difficile de prendre conscience de la DESTRUCTIVITE du vampire affectif, car son image sociale demeure presque toujours intacte.
De l’extérieur, le PN accompli semble au dessus de tout soupçon.
En revanche, la victime endosse fréquemment le mauvais rôle, celui de la personne agressive ou déséquilibrée, sans parvenir à expliquer clairement ce qu’elle a subi.
Incomprise, rejetée par le “clan”*, la victime voit son histoire banalisée et réduite à un simple conflit de couple (ou tension familiale)…parfois par ses plus proches.

Pourquoi cette INVERSION ?

Parce que la victime est capable d’exprimer des EMOTIONS, alors que le pervers, coupé des siennes, garde un sang-froid à toute épreuve, et se délecte de pousser l’Autre “à bout”.

La victime d’un PN est tombée dans un PIEGE, celui d’une “personnalité limite”, qui pour ne pas sombrer dans la folie ou la dépression, PROJETTE son mal-être dans sa proie :
“ Le mouvement pervers narcissique : une façon organisée de se défendre de toute douleur et contradiction internes et de les expulser, pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et non seulement avec peine mais avec jouissance.”
(Paul-Claude Racamier “Les perversions narcissiques” PAYOT).

La victime ressent souvent que “quelque chose cloche” dans le comportement du PN, sans parvenir à expliquer ce qui la gêne.

Celui ou celle qui a enfin compris à qui il avait affaire, constate rapidement que le PN semble déconnecté de lui-même et des autres. Il est indifférent à ce qui l’entoure, et peu touché par des évènements qui suscitent des émotions chez la plupart des gens.

Le pervers narcissique ressent principalement des EMOTIONS NEGATIVES sourdes, comme la colère, le mépris, la haine, l’envie, la jalousie…mais est incapable de comprendre et d’éprouver des émotions et des sentiments positifs, épanouissants et profonds , comme l’amour, l’amitié, la gratitude, la compassion…

Son “encéphalogramme émotionnel” est “plat” : sa capacité à RESSENTIR est très faible, ce qui explique son aptitude à garder son calme et le contrôle de lui-même.
Il renvoie ainsi une image de force tranquille trompeuse : il ne s’agit en réalité que de froideur émotionnelle.

Il n’a aucun contact avec ses émotions authentiques, puisqu’il est coupé de lui-même depuis presque toujours.
Il est resté figé à un stade infantile : “dans cet état, l’émotion est haïe, elle est ressentie comme trop puissante pour être contenue par la psyché immature” (Wilfred R Bion, “Attaques contre les liens”).
(voir l’article sur la STRUCTURATION du PN).

Comme toute personne coupée de ses émotions, le PN est rongé par l’angoisse, il ne sait pas jouir de l’instant présent, il est à côté de la “vraie vie”.
“De la haine des émotions, à la haine de la vie, il n’y a qu’un pas”.
(Maurice Hurni, Giovanna Stoll, “La haine de l’amour” ed : l’Harmattan)

Il est éternellement insatisfait et en état de vigilence permanente : il sent confusément que les autres ont des ressentis qui lui sont inconnus, et il craint d’être démasqué.
Il n’est jamais “vrai”, détendu, car il est obligé de TRICHER pour avoir l’air “normal”.
Il SIMULE, afin de TROMPER son entourage sur sa véritable nature.
Il se cache derrière des MASQUES destinés à entretenir l’illusion de son HUMANITE.

Il n’y a pas de “spontanéité émotionnelle” chez le PN : ce qu’il exprime est calculé, il se calque sur ce qu’il a observé autour de lui dans une situation similaire.
Lorsqu’il feint un sentiment ou un émoi, il fait appel à sa MEMOIRE .

Lorsqu’une personne disparaît de son entourage, le PN “oublie” ce qu’il a pu “ressentir” pour elle, puisque la relation n’a jamais été profonde et sincère.
Pour le PN, les personnes sont interchangeables (comme des OBJETS substituables),
ce qui explique que la victime est toujours remplacée très rapidement par une autre.
Ses souvenirs ne sont pas reliés à des émotions.

La relation avec un PN reste donc toujours SUPERFICIELLE, il n’est pas capable d’INTIMITE. Cette notion lui est étrangère et le terrorise, car il ne sait pas (et ne peut pas) la ressentir.

Le pervers narcissique n’a pas de VIE INTERIEURE, il ignore les chagrins, les peurs, la honte, la culpabilité…
Il peut donc agir sans conscience, sans état d’âme, il n’a pas d’EMPATHIE.

Il ne ressent pas non plus la joie simple d’être en vie, de contempler la nature ou des personnes aimées.
Il est “mort à l’intérieur” et lutte pour se sentir un peu plus vivant.
Pour cela il met en place des STRATEGIES qui vont lui permettre de se nourrir des EMOTIONS d’un/une Autre.

Dans une relation “AMOUREUSE” :

Le PN est attiré par des personnes joyeuses, spontanées, généreuses… mais inconsciemment, il les ENVIE et les JALOUSE, car elles possèdent les qualités qui lui font défaut…
Le PN qui ne peut éprouver d’AMOUR véritable, se “passionne” donc pour une proie dont il envie le caractère, mais cet attachement ne descend pas au niveau du COEUR, son intérêt reste SUPERFICIEL.

Le pervers narcissique est un excellent comédien qui n’a pas conscience de son incommensurable fausseté. Le DENI qui est un de ses mécanismes de défense, lui permet d’avoir l’air sincère : il “croit” à son personnage de carton pâte et à ses mensonges.

Il choisit sa proie parmi des personnalités dont les affects sont plus développés que la moyenne.
En jouant avec elle, en la manipulant, en soufflant le “chaud et le froid”, le PN lui fait exprimer ce que lui-même est incapable de ressentir.

Il crée des conflits qui vont être une source de souffrance pour sa victime : les émotions de l’Autre sont sa nourriture, principalement les émotions négatives.

Au contact de l’humanité de sa victime poussée dans ses retranchements (tour à tour confuse, triste, bouleversée, en colère, coupable ou anéantie), le PN se sent un peu plus “vivant” et surtout “tout-puissant”.
Il joue avec l’Autre, comme avec une marionnette.

Le fonctionnement pervers narcissique implique une TRANSGRESSION des valeurs morales de la société.
Plus la souffrance de la proie est aigüe et intense, mieux elle nourrit le vampire affectif.
Plus il transgresse, plus il comble ses besoins.
Le pervers narcississique est CRUEL et SADIQUE.

Lorsqu’il n’est pas parvenu à soumettre sa prise, ou si elle se rebelle et le quitte, il peut ponctuellement traverser une phase de “dépression” (un “vide existentiel narcissique”)…
Il semble souffrir sincèrement et devenir “émotif”.
On peut alors voir le PN pleurer, voire se remettre en question!

ATTENTION DANGER :
Il ne s’agit EN AUCUN CAS d’une vraie repentance, il ne ressent pas de tristesse face à la perte de l’ÊTRE aimé, mais une blessure narcissique due à la perte de sa CHOSE, de sa “nourriture”.
Il se conduit comme un enfant qui trépigne et pleure bruyamment parce qu’il a faim, ou n’obtient pas ce qu’il veut … mais qui cesse immédiatement sa comédie lorsque son attention est attirée par autre chose!

S’il parvient à convaincre sa victime de sa sincérité et qu’elle retombe dans ses filets, le pervers narcissique reprend très rapidement la violence psychologique au stade où elle en était au moment de la rupture.

Les limites du harcèlement sont alors repoussées jusqu’à l’insupportable.

Comme l’a écrit Anna Freud psychanalyste (1895/1982) : “ L’enfant est d’une indélicatesse et d’un égoïsme intolérables. Seuls lui importent son bon plaisir et la satisfaction de ses désirs ; que d’autres en souffrent ou non, lui est indifférent…Il fait preuve de cruauté envers tout être vivant plus faible que lui, et prend plaisir à détruire les objets…Il exige impétueusement la satisfaction immédiate du moindre désir qu’il ressent, et ne tolère pas le moindre délai ”.

Le PN qui est demeuré cet enfant, n’a pas dépassé ce stade dans sa structuration.
Pour le PN, il n’y a pas d’ÊTRE aimé, seulement un JOUET, un INSTRUMENT utile.

Dans une relation “amoureuse” avec le vampire affectif, il ne s’agit que d’APPROPRIATION, de PRISE DE CONTRÔLE et de DESTRUCTION.

Dans une relation “AMICALE” :

Si le pervers narcissique a besoin d’être entouré en permanence, il est en réalité totalement indifférent au sort des autres.
Il ne peut rester seul car il se retrouverait confronté à son VIDE.
Il a besoin d’absorber l’agitation de lieux animés, de se perdre dans des relations superficielles et mondaines, pour se donner l’illusion d’être VIVANT.
Il ne s’agit pour lui que de combler sa grande SOLITUDE INTERIEURE.
Il est cependant très doué pour faire croire le contraire, et donner l’impression de se dévouer pour les autres!
Il se méfie de tout le monde, et s’acharne à contrôler ses interlocuteurs, en alternant des masques destinés à impressionner, séduire, ou attirer la compassion. (MANIPULATON)

Ceux qu’ils fréquentent, ne sont choisis que pour servir son intérêt personnel, il ne s’agit pas de véritables “amis”, mais plutôt d’une “COUR” composée d’admirateurs (courtisans, et bouffons) qui lui renvoient une bonne image de lui-même.
Son “CLAN” se compose donc le plus souvent de personnes crédules ou fausses, qui croient à l’illusion, ou entretiennent la relation -aussi- par intérêt.
Il s’agit de SOUMISSION, d’APPARTENANCE, de DEPENDANCE, et non d’amitié.

N’étant pas capable d’AUTHENTICITE, et vivant derrière des MASQUES, les échanges avec les autres sont donc faux et creux.
Le pervers narcissique est incapable de se CONNECTER réellement avec autrui. Les échanges avec son entourage restent toujours au niveau du “vernis”.

Les personnes authentiques détectent le manque de profondeur de ce profil, c’est la raison pour laquelle elles ne font pas partie de la “BANDE” et sont éloignées.
Souvent elles partent d’elles-mêmes.

Le pervers narcissique n’est pas GENEREUX.
Il s’échine à le paraître au début d’une relation amoureuse ou avec ses “amis”, mais il ne s’agit que d’une stratégie de séduction, d’un moyen destiné à cultiver une bonne image sociale, voire de tenter d’acheter le silence de celui qui pourrait entacher sa réputation…
La “générosité” du PN a donc un PRIX.
Celui de l’approbation, du silence, de l’obéissance, de la soumission, d’une fidélité aveugle….

Pour résumer :

-Les AFFECTS (émotions et sentiments) du pervers narcissique sont tronqués.
-Sa structuration dans un contexte dysfonctionnant, ne lui a pas permis de dépasser certains stades nécessaires à un développement sain de son psychisme (personne “saine” normalement névrosée).

-Sa palette émotionnelle est très restreinte : il ne ressent pas les EMOTIONS positives, seulement des émotions négatives qui tournent autour de la frustration, de l’envie, de la jalousie, de la vengeance, de la colère, de la haine…

-Les “émotions” du PN restent bloquées au niveau de l’intellect, elles ne descendent pas au niveau du coeur (des “tripes”).

-Le PN “sait” comment réagir dans telle ou telle circonstance, car il a “appris” à simuler des émotions en observant les autres (ceux capables d’en éprouver réellement).

-Cependant, un observateur averti ou juste très sensible, remarque que “quelque chose cloche” : en général il en “fait trop”, ou il réagit en “décalage” (comme un petit enfant qui joue la comédie).
En effet, le pervers narcissque n’est jamais ému ou “touché”. Il ne “vibre” pas de plaisir ou de joie, ne “suffoque” pas d’indignation devant l’injustice, ne “souffre” pas pour ceux qui souffrent…il ne connait pas ces ressentis qui nous rendent humains.
Il simule, et l’illusion n’est pas toujours parfaite.

-Il est fasciné par les émotions et les personnes émotives (qu’il choisit de préférence comme victimes), mais il est aussi terrorisé par elles, et dévoré d’envie et de jalousie à leur égard.
Ce qui explique son besoin de les détruire.

-Le PN est biologiquement humain, mais il a le fonctionnement d’un robot, d’une MACHINE .
Comme un rouleau compresseur, un pressoir, il torture et écrase l’Autre sans scrupules, afin d’en tirer ce que lui-même est incapable de ressentir : les EMOTIONS.

C’est aussi à ce prix, que le pervers narcissique subsiste.

 

 

DU MANQUE D’EMPATHIE DU NARCISSIQUE A LA DESTRUCTIVITÉ SADIQUE DU PERVERS…

“ Tu mesures ta monstuosité. Mais c’est ainsi. Tu ne veux pas parler. D’ailleurs, tu réalises que tu ne souffres pas. J’ai toujours su que tu étais de ceux qui ne savent pas souffrir, étant de ceux qui ne savent pas aimer.”
(Florian Zeller. “Les amants du n’importe quoi”)

Dans mon article “le tout petit champ émotionnel du pervers narcissique” (publié le 5 octobre 2015), je décris les limites du PN concernant la question des AFFECTS.

Otto Kernberg psychiatre, psychanalyste reconnu pour son travail sur les pathologies du narcissisme écrit en 1975 :
“Les principales caractéristiques de ces personnalités narcissiques sont un sentiment de grandeur, un égocentrisme extrême, une absence totale d’empathie pour les autres, bien qu’ils soient avides d’obtenir admiration et approbation pour eux-mêmes.

Les narcissiques ont un trouble du comportement (article du 26 novembre 2015, sur la différence entre un trait de caractère et un trouble du comportement).
Parmi eux se trouve une petite catégorie perverse, qui se nourrit et jouit de la souffrance de l’Autre : les pervers narcissiques.
Non seulement dénués d’empathie, ils sont, de plus, sadiques et cruels : ils jouissent de la détresse de leur proie.
Plus leurs victimes souffrent, plus ils se sentent exister.

“Incontestablement, les pervers ressentent une jouissance extrême vitale, à la souffrance de l’autre et à ses doutes, comme ils prennent plaisir à asservir l’autre et l’humiler.” (“Le Harcèlement moral”. MF Hirigoyen)

Lorsque le PN est contrarié ou qu’il n’obtient pas ce qu’il désire, il ressent la même rage qu’un petit enfant de 3 ou 4 ans. (IMMATURITÉ AFFECTIVE)
Sa première réaction est un désir de VENGEANCE, qui l’amène à vouloir “PUNIR” celui/celle qui lui a résisté. (article sur les punitions du PN, du 22 avril 2015)

Les pervers narcissiques ne recherchent une proie que pour tenter de s’en nourrir.
Vides et inconsistants, incapables de ressentir de véritables ÉMOTIONS, ils se “branchent” sur leur victime pour en aspirer la vie.
Ils ne peuvent donc se passer d’un/une Autre qui leur sert de nourriture/bouc émissaire/miroir. (Voir l’article sur le profil de la victime du 5 mars 2015)

“La victime n’est pas un individu “autre”, mais un reflet. Toute situation qui remettrait en question ce système de miroirs, masquant le vide, ne peut qu’entraîner une réaction en chaîne de fureur destructrice. Les pervers narcissiques ne sont que des machines à reflets qui cherchent en vain leur image dans le miroir des autres. Ils sont insensibles et sans affect. Comment une machine à reflets pourrait-elle être sensible? De cette façon, ils ne souffrent pas. Souffrir suppose une chair, une existence.”
(“Le Harcèlement moral” MF Hirigoyen).

Lors de la séparation, le pervers narcissique a en général deux réactions :

1/-si c’est la victime qui le quitte, il met tout en oeuvre pour récupérer sa “CHOSE”.
Il ne suporte pas de perdre son EMPRISE.
La fuite de sa proie ne l’incite pas à se remettre en question, il en est incapable. Il déploie toutes sortes de MANIPULATIONS (simuler la dépression, promettre de changer, pratiquer un chantage affectif, menacer de garder les enfants…) pour l’empêcher de lui échapper.
Si la victime cède, et accepte de renouer, le PN reprend très rapidement les violences psychologiques là où il les a laissées.

2/-s’il a lui-même décidé de se débarasser de sa”chose” (parce qu’elle ne satisfait pas suffisamment ses besoins et/ou qu’il a rencontré une nouvelle proie), il tente de “l’effacer” du paysage.
La victime est alors balayée de la vie du PN en quelques heures/jours, et ne comprend pas la froideur/cruauté de son bourreau.
Le narcissique, lors de cette phase de séparation, concentré sur d’autres objectifs (voire sur une nouvelle proie), n’a AUCUNE EMPATHIE pour la souffrance de celui/celle qu’il rejette.

NOTE :
Le PN se débarasse de son ancienne compagne/compagnon, comme on se débarasse d’un OBJET obsolète devenu inutilisable. Le pervers peut agir avec une grande indifférence/froideur, ou avec un besoin irréprésible de sadiser et de détruire.
Tout dépend du contexte dans lequel il rompt.
En tout état de cause, l’attachement d’un pervers narcissique n’est jamais profond, puisque ses affects sont tronqués.
Ses “sentiments” demeurent donc très superficiels, et liés à ce que la proie lui “offre” comme avantages.
En effet, la proie du PN a des “fonctions”, comme un instrument.
Tant qu’elle qu’elle remplit ses “fonctions” (miroir/faire-valoir/bonne à tout faire/gouvernante/objet sexuel/poubelle psychique/banque…), le pervers l’utilise, lorsqu’elle ne les remplit plus suffisamment bien, elle est jetée, sans plus de ménagment que si elle était un USTENSILE cassé.

Le PN agit comme un petit enfant qui repousse brutalament le jouet qu’il a entre les mains, parce qu’il en veut un autre, “plus beau”, où qui casse le sien de rage “parce qu’il ne marche plus”.
La maturité affective du PN est celle d’un petit enfant gâté et tyrannique.

Cependant, après la séparation, même lorsque c’est lui qui en a pris l’initiative, le PN ressent le besoin de “vérifier” que sa proie est encore sous EMPRISE.
Si par exemple, elle s’éloigne trop facilement, il peut tenter de la reconquérir/séduire, pour la “jeter” immédiatement après…
D’une manière ou d’une autre, après la séparation, il aura besoin de s’assurer de son POUVOIR sur elle.
L’enjeu étant la confirmation de sa “TOUTE-PUISSANCE”.
Le pervers utilise, si nécessaire (et sans aucun scupule), des “tiers” (la famille, les amis, les enfants…) pour atteindre l’Autre, et lui faire exprimer les émotions dont il se nourrit (VAMPIRE AFFECTIF).

Dans mon article du 13 avril 2015 “Qu’est ce qui provoque un jour la nécessité…”, je décris la séparation de Gustave/le pervers narcissique et de Valentine.

RESUMÉ :
Après trois années de relation houleuse, et à la suite d’une énième dispute lors de laquelle Valentine a (encore) refusé d’adhérer à des RÈGLES injustes et absurdes, Gustave l’a brutalisée.
Depuis un an, le PN a ajouté la violence physique à la violence psychologique : il brutalise sa compagne lorsqu’elle se rebelle.
Cette fois, leurs enfants ont vu Valentine sortir de la chambre, le corps recouvert de marques rouges.

Le masque de “monsieur parfait” de Gustave est tombé.
Pour le narcissique, l’image renvoyée par les enfants (et la cuisinière présente) est insupportable.

Dans leurs yeux, il se voit tel qu’il est (dominateur et brutal).

Aussitôt, il utilise massivement ses mécanismes de défense : il projète la faute et ses propres défauts sur Valentine (IDENTIFICATION PROJECTIVE), afin de rester dans le DÉNI (de la gravité) de ses actes, et de demeurer dans le CLIVAGE (“je suis le “bon”, le “parfait”, c’est l’Autre qui est “mauvais”) typique du PN.

Ainsi, au lieu de s’excuser, et de se remettre en question, Gustave ressent le besoin de PUNIR Valentine, et de la DÉTRUIRE (attaques haineuses destinées à casser le “mauvais miroir”).
La jeune femme constitue désormais un trop grand danger pour Gustave : elle s’oppose trop souvent à lui, et ne protège plus son image.
Dans le fonctionnement pathologique de Gustave, alors qu’elle est victime, Valentine devient coupable. (Perversion=Inversion)

”La haine qui était masquée apparaît au grand jour, très proche d’un délire de persécution. Les rôles sont ainsi inversés, l’agresseur devient l’agressé et la culpabilité reste toujours du même côté”.
(“Le harcèlement moral”. MF Hirigoyen)

Pendant quelques jours, Valentine se retrouve seule dans la villa des Baléares avec sa fille Lou.
Elle cohabite ensuite 48 heures à Paris avec Gustave.
Heureusement, le fils de Valentine, Paul, présent pendant ces deux jours, la protége du pire : Gustave est obligé de contenir sa violence physique.
Cependant, il exerce une violence psychologique inouïe, en dépit de la présence de ses beaux-enfants.
Mû par la haine, aveuglé par son désir de lui faire “payer” sa rébellion, et nourri par la souffrance qu’il inflige à sa compagne, ses TRANSGRESSIONS se succèdent à un rythme effrayant.

“Résister à l’emprise, c’est s’exposer à la haine. A ce stade, l’autre qui n’existait que comme objet utile, devient un objet dangereux dont il faut se débarrasser par n’importe quel moyen. La stratégie perverse se dévoile au grand jour”.
(“Le harcèlement moral”. MF Hirigoyen)

Alors que Valentine sombre dans un état inquiétant, Gustave retourne chaque situation à son avantage, et garde un sang-froid hors norme.
Or, le “malade” est bien celui dont la froideur émotionnelle lui permet de demeurer calme.
Sa folie existe bel et bien, mais elle est cachée (“psychose blanche”).
Et cette folie est projetée dans sa victime qui en devient la porteuse avec des symptômes visibles cette fois (article du 23 mars 2015 sur la fragilité psychologique “apparente” du PN)…

NOTE :
Lors d’une relation avec un PN, la proie, victime de transgressions diverses et répétées, perd progressivement sa capacité à réfléchir avec clairvoyance. Harcelée, et constammant accusée de tous les maux et dysfonctionnements du couple, elle finit par se croire coupable et sombre dans un état anxieux généralisé et/ou dépressif.
De plus, tous les PN, s’entourent d’un “clan” qui banalise leurs agissements pervers.
Gustave n’échappe pas à cette règle.
Rien, ni personne, ne s’oppsose donc à ses transgressions. Ses courtisans l’approuvent quoiqu’il fasse.
(voir l’article du 28 avril 2016 sur l’entourage du PN “ce manipulateur si manipulable”)
Sa cour, lui permet d’entretenir son CLIVAGE (“je suis le “bon”, le “gentil”, je ne fais rien de “mal”/ce que je fais est “justifié”)…
Le pervers semble donc “sain d’esprit” et bénéficie de soutien (sa cour), alors que la proie dont la santé mentale se dégrade, est pointée du doigt et nage en pleine confusion.

1/
Aux Baléares, malgré les tentatives de Gustave, Valentine refuse d’être jetée dehors avec sa fille.
La présence des enfants (miroirs) empêche le PN d’aller au bout de sa rage destructrice .
C’est donc lui qui part, en emmenant ses propres enfants éberlués (un PN en phase de punition/destruction, n’ayant aucune sensibilité ni empathie, n’hésite pas à les blesser ou à les détruire).

Gustave retourne la situation : il “quitte” Valentine (et la villa), coupe la communication, annule le billet d’avion de sa compagne, et la remplace.
Le pervers, ne prend même pas la peine de l’en informer lui-même.
Gustave se fend juste d’un SMS à Valentine, pour lui demander de quitter la villa qu’il souhaite récupérer…

Il ressent le besoin de lui faire sentir qu’elle n’est plus “rien” sans lui, qu’il a le pouvoir, et qu’elle peut être balayée de sa vie, de la même manière qu’il jetterait un appareil défectueux.

“L’objet du pervers narcissique ne sera donc pas dénié dans son exitence, mais dans son importance; il n’est supportable que s’il est dominé, maltraité, sadisé, certes, et par dessus tout, maîtrisé”.
(Racamier, “Les perversions narcissiques”)

Gustave n’a aucune conscience de ses TRANSGRESSIONS.
Il ne ressent pas, non plus, la moindre EMPATHIE pour la souffrance de sa compagne. (RÉIFICATION / CRUAUTÉ)
Il ne sait pas ce que cela signifie : Gustave le pervers narcissique ne souffre ni pour lui-même, ni pour les autres.

“Ils manquent donc de profondeur affective et n’arrivent pas à comprendre les émotions complexes des autres, ils ignorent en particulier les sentiments véritables de tristesse et de deuil : cette incapacité à éprouver des réactions dépressives est un trait fondamental de leur personnalité.” (Otto Kernberg)

NOTE :
Gustave est un petit héritier dont la perversion est renforcée par cette aisance matérielle : les autres, y compris sa compagne, sont des “choses” qu’il croit “posséder” et dont il pense disposer à sa guise… parce qu’il “paie”.

“Réduit à l’état d’ustensile ou de spectateur, autrui est exploité, grugé, disqualifié. Aucun scrupule n’arrête le narcissique en son triomphe; rien ne lui résiste; tout lui appartient; tout doit se soumettre et plier; de tous côtés, il commande surveille et dirige. Autre et ferme illusion : celle de la toute propriété.” (Racamier, “Les perversions narcissiques”)

2/
Lors de la cohabitation à Paris, Gustave se pomponne sous le nez de Valentine pour sortir dîner.
(Valentine qui ne se nourrit plus et ne dort plus, est loin de pouvoir se “pomponner” et de “sortir” : elle est anéantie. PN=ABSENCE d’AFFECTS ).
Gustave ignore sa compagne, il lui fait sentir qu’elle n’est pas importante, qu’elle n’existe pas, qu’elle ne vaut pas mieux qu’un meuble.

3/
La veille de son départ, Gustave demande des somnifères à Valentine pour lui rendre son vol (voyage dont il a évincé la jeune femme) plus “confortable” : “Tu as l’air d’en avoir besoin en ce moment, le médecin a dû t’en prescrire, donc tu peux bien me donner deux comprimés pour m’aider à dormir pendant le voyage qui est super long et comporte une escale”.

Valentine, déjà anéantie par la situation, n’en revient pas.
Elle est en état de choc, mais réalise confusément que ce manque d’empathie extraordinaire côtoie une forme de sadisme.

4/
Toujours la veille du départ, Gustave s’enferme dans la chambre parentale de leur maison, avec une très jeune femme, sans expliquer à Valentine qui est cette personne. Elle les entend rire et chuchoter derrière la porte pendant près d’une heure.

Gustave le pervers, provoque, sadise et humilie Valentine, et retourne la situation en projetant la faute et la culpabilité sur sa compagne.
En effet, lorsque Valentine proteste après le départ de la jeune fille, il lui répond : “… mais ma pauvre, c’était ma coiffeuse, tu ne peux pas t’empêcher DE FAIRE DES HISTOIRES…”.

Cette énième TRANSGRESSION illustre sa PERVERSION, SON ABSENCE TOTALE D’EMPATHIE, et son SADISME.
L’IDENTIFICATION PROJECIVE et L’INVERSION sont flagrantes.
Le monde de Gustave le pervers, est un monde “à l’envers”.
La victime d’un pervers narcissique se sent perdue dans une “dimension” dans laquelle elle n’a plus aucun repère.

“Le mouvement pervers narcissique : façon organisée de se défendre de toutes douleur et contradiction internes et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et non seulement sans peine mais avec jouissance”. (“Les perversions narcissiques” Racamier).

5/
Lorsque Paul, le fils de Valentine (agé de 19 ans à l’époque, et débordé par la situation), essaie de parler à son beau-père, Gustave refuse, sous prétexte “que son taxi ne peut attendre”.
Il s’envole pour Bali en laissant Paul gérer la situation seul, sans aucune EMPATHIE pour le jeune homme (qu’il connait, et prétend aimer depuis trois ans).

“Dans les pires crises, l’autre devient une poubelle, un dépotoir, une décharge, dans lesquels “l’individu-fou-qui-ne-parait-pas-fou” déverse avec férocité l’abjection et l’ignominie de sa haine, parfois sans limites.”
(Saverio Tomasella- “La folie cachée”-)

De tels comportements, typiques des pervers, conduisent souvent les victimes à L’EFFONDREMENT et à la DÉCOMPENSATION.

Valentine se retrouve à l’hopital dans un état anxieux généralisé et très inquiétant.
Elle déménage rapidement, et ne répond plus jamais aux messages de Gustave.

Valentine réalise qu’elle a subi un MEURTRE PSYCHIQUE, et que Gustave est un malade dangereux et insoignable.

Elle reste longtemps traumatisée par cette histoire, mais décide de travailler sur le sujet, et de donner un sens à cette expérience.
Quelques années après, elle en ressort grandie, plus forte, et plus heureuse.

“Chaque existence humaine est une longue conquête de soi. Nous sommes comme des pèlerins, en chemin dans ce monde, avec un léger balluchon, en marche vers la connaissance. Nous ne sommes pas surpuissants, capables de sauver l’autre ou le monde; nous faisons de notre mieux. Ce mieux commence d’ailleurs par prendre soin de soi et se respecter, avant même de chercher à aider autrui”.
(Saverio Tomasella- “La folie cachée”-)

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Publié par

MILA.K

Bien-être / pensée positive /développement personnel en route pour une relation saine avec soi-même et les autres.

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