Clivage, déni et projection du pervers narcissique

Merci encore à Céline Valentin pour tous ses articles si bien écrits, c’est vraiment à travers cette page et tous les articles que j’ai pu voir le bout du tunnel, tout y est , comment ne pas s’y reconnaitre et accepter la douloureuse vérité que nous sommes réellement tomber sur un humain inhumain ! …

La victime doute souvent de son propre jugement malgré les preuves, les signes d’irrespects et l’incohérence des actes et paroles du pn, elle trouve souvent des excuses pour s’éloigner de la vérité qui est trop douloureuse et qui semble même irréelle, impossible cela n’arrive que dans les films ces choses là…

Et bien non, il faut l’accepter , notre intuition nous avait bien prévenue pourtant…

CLIVAGE, DENI, et PROJECTION : les mécanismes de défense DU PERVERS NARCISSIQUE

Le clivage, le déni, et la projection, sont des mécanismes utilisés par le PN, qui l’empêchent de basculer dans la dépression ou la folie. Tant qu’il dispose d’une victime pour se décharger, il est « à l’abri ».
En revanche, les conséquences de ce fonctionnement, sont lourdes pour celle (ou celui) qu’il a choisie comme Proie.

Le PN est dans le DENI de toute « part mauvaise » en lui, il ne peut se voir que «parfait » et « infaillible ».
Il est incapable de reconnaître un mauvais comportement : son « Moi » est CLIVE.
Il n’est jamais coupable, et accuse systématiquement l’autre, à qui il reproche ses propres défauts (« IDENTIFICATION PROJECTIVE »).
Il se comporte donc comme un « ange », avec ceux dont la fonction est de lui renvoyer un « bon » reflet.

Il n’y a que sa victime, qui voit (tôt ou tard) son vrai visage.

Un PN accompli, s’attachera donc, à ne jamais laisser transparaître son vrai visage, même devant son « clan ».
De cette manière, la mystification sera entretenue avec « sincérité », par ceux qui l’entourent !
Le mensonge du PN devient alors LA Vérité : il y croit, puisque son clan y croit. L’image renvoyée par ceux qui sont convaincus de sa droiture, de son infaillibilité, et de son honnêteté…devient LA réalité !
Ceux qui pourraient mettre en doute sa perfection, sont éjectés de son entourage. Ils sont aux yeux du PN, les « méchants », les « mauvais ».(CLIVAGE)
Ne sont acceptés autour de lui, que ceux qui le voient «irréprochable ».

Il y a donc toujours un décalage entre la parole et les actes du PN. Il donne des leçons de morale, se pose en exemple, mais il n’agit pas en adéquation avec le grand sens des valeurs morales qu’il affiche.
Il cache sa vraie nature, sous un « beau vernis ».

Dans le fonctionnement pervers narcissique, seules comptent les APPARENCES.
Le crédo du PN pourrait être : « fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais ».

Lorsqu’une victime s’étonne de certains comportements, soupçonne des mensonges ou une trahison, le PN retourne la situation: il semble profondément insulté que sa probité puisse être mise en doute, et il parvient à faire culpabiliser sa Proie, ou à la tourner en ridicule.
Elle se sent « mauvaise » et « idiote », de douter de lui, « à tort ».

Cependant, lorsque face à des preuves concrètes, la Proie, constate que le PN se défend de la même manière indignée et outragée…elle commence à comprendre que « quelque chose cloche ».
Si elle commence à « ouvrir les yeux », elle n’imagine toujours pas la gravité du trouble de son bourreau, ni sa dangerosité…
Une personne engluée dans une relation avec un pervers narcissique, ne peut supposer, que celui-ci, vit à la frontière de la schizophrénie !

Les mensonges, les tromperies, les escroqueries, ne sont pas propres au PN, elle sont le fait de beaucoup de personnes.
Or, ce qui est remarquable dans le fonctionnement PN, est la manière dont ces « écarts » vont être retournés CONTRE la victime, ou niés, d’une manière qui la plonge dans une « autre dimension » proche de la folie : celle de son bourreau.

Un PN ne reconnait jamais ses torts, car il vit dans le fantasme de sa perfection. Le PN « pris la main dans le sac », retourne la situation, et accuse la victime :
-soit elle « affabule », et est « folle » de mettre sa probité en cause (masque « PN outragé »),
-soit elle « n’a pas fait ce qu’il fallait » pour éviter d’être bafouée, trompée, (masque « PN culpabilisateur »).

Dans une relation avec un PN, la capacité à penser avec clairvoyance, est anesthésiée, ce qui explique que la victime prenne à son compte, les torts de son bourreau .
Soumise à des manipulations quotidiennes, elle perd ses facultés d’analyse.
La répétitivité des agressions, mêmes légères, entraine une perte de ses repères, et la rend confuse.
On parle d’un « DECERVELAGE » : un anéantissement progressif de ses capacités psychiques.

L’exemple qui suit, illustre les nombreux mécanismes de défenses (clivage, déni, projection…) utilisés par le PN Olivier.

« Bénedicte, la compagne d’Olivier, a trouvé plusieurs photos de lui avec une autre femme, dans son ordinateur.
Il s’agit de photos prises quelques semaines plus tôt, lors d’un voyage professionnel d’Olivier, à l’étranger.
Lors de ce voyage, Olivier a volontairement provoqué une dispute un après-midi, au téléphone.
Bénédicte a « senti » que ce conflit était artificiel, et n’a plus eu de nouvelles de son compagnon jusqu’à son retour.
Les photos trouvées dans l’ordinateur, sont datées de cette soirée…

Elle lui dit qu’elle a trouvé des photos de ce voyage, et qu’elle souhaite qu’ils en parlent.

Olivier prétend que « ces photos n’existent pas ».

Bénédicte, qui veut éviter une dispute, mais refuse de se laisser humilier, lui propose «qu’ils les regardent ensemble».
Elle démontre en restant très calme, qu’elle souhaite initier une conversation entre adultes qui se respectent. (Bénédicte y croit encore…)

Olivier refuse, et réitère, avec une mauvaise foi sidérante : « Ces photos n’existent pas ».

Il tente d’arracher l’ordinateur des mains de Bénédicte, qui s’y accroche fermement.
(scène digne d’une cour d’école)

Olivier pointe son index sur sa compagne : « Tu es complètement folle, et tu as intérêt à lâcher cet ordinateur ».

Elle ne cède pas, et tente de maîtriser l’affollement qui la gagne. Une émotion caractéristique, qu’elle n’a jamais ressenti avec personne d’autre que le PN.
Une impression de vide et de folie, la sensation de perdre pied.

Olivier dit alors : « Si tu ouvres cet ordinateur, je te quitte »…

La menace d’Olivier est ahurissante.

Bénédicte sent le sol s’ouvrir sous ses pieds : la situation serait risible, si elle n’était pas aussi douloureuse.
Bénédicte et Olivier sont quadragénaires, ils ont recomposé une famille avec leurs quatre enfants, et leur relation dure depuis plusieurs années.

Bénédicte est pétrifiée, mais elle pose l’ordinateur, et relève l’écran.

Les photos sont là, sous leur nez.

Olivier les regarde à peine du coin de l’œil, et assène : « Oui et alors ?… puisque je te quitte ».
Et en effet : Olivier quitte Bénédicte. »

Dans cet exemple, on constate qu’ Olivier retourne la situation : c’est Bénédicte qui aurait du rompre (INVERSION).
Confondu, il nie dans un premier temps, puis, intimide, menace, et face aux preuves, rompt.
Il punit Bénédicte (RETORSION) pour ses propres erreurs (PROJECTION), et pour l’avoir démasqué.
Elle lui a renvoyé une mauvaise image, et cela lui est insupportable (CLIVAGE).
Bénédicte doit être éjectée, et disparaître (OBJETISATION et INTERCHANGEABILITE de la victime).

L’ attitude d’Olivier est extrêmement immature, comparable à celle d’un enfant d’école primaire (STRUCTURE INFANTILE).

Malgré cet épisode ubuesque (et de nombreux autres), Bénédicte se culpabilisera d’avoir été inquisitrice, et prendra tous les torts à son compte (CONDITIONNEMENT).
Elle reprendra sa relation avec Olivier, qui ne cessera jamais de
« polluer » sa compagne, en projetant sur elle ses propres défauts et son incommensurable mal-être.
Il lui faudra (comme de nombreuses autres victimes), se retrouver aux urgences psychiatriques, pour prendre conscience que ses limites ont été repoussées aux confins de la folie, et qu’Olivier est un « malade ».

Après son déménagement, elle évitera absolument tout contact avec lui, et refusera toute discussion.
Bien entourée, et aidée, elle prendra la distance nécessaire pour sortir de l’emprise.

Un travail personnel, lui permettra d’identifier ses failles afin de comprendre quelles interactions, ont permis à cette relation pathologique de s’installer, et ainsi, d’éviter les pièges d’autres personnalités toxiques !
Il sera aussi judicieux pour Bénédicte, de travailler sur son estime d’elle-même, et sa confiance. Elle devra apprendre à se placer au centre de sa vie, et ne plus s’oublier au profit de l’Autre.

En revanche, Olivier, qui est un pervers narcissique accompli, ne se remettra jamais en question.
Inconscient de son fonctionnement, il retrouvera très vite une nouvelle Proie, qui lui servira à la fois, de faire valoir, et de poubelle psychique…

Pour lui, ce sera un éternel recommencement.

 

POUR EN LIRE PLUS LA PAGE FACEBOOK / https://www.facebook.com/CelineValentinCoaching/posts/1622058514690226

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Publié par

MILA.K

Bien-être / pensée positive /développement personnel en route pour une relation saine avec soi-même et les autres.

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