COMMENT ECHAPPER AUX MANIPULATEURS? COMMENCER PAR REFUSER TOUTE MANIFESTATION D’IRRESPECT et APPRENDRE À ÉCOUTER SES RESSENTIS!

COMMENT ECHAPPER AUX MANIPULATEURS?
COMMENCER PAR REFUSER TOUTE MANIFESTATION D’IRRESPECT et APPRENDRE À ÉCOUTER SES RESSENTIS!

On me pose souvent la question : “Comment détecter un manipulateur, et comment échapper à ce profil toxique?”.

La particularité du narcissique (manipulateur pathologique) étant le soin qu’il accorde à cultiver une image parfaite…il est difficile de l’identifier de prime abord.
L’EMPRISE est toujours amorcée par une PHASE DE SÉDUCTION lors de laquelle le toxique s’attache à se “coller au rêve” de sa proie.
Il apparait donc, dans un premier temps, comme un “prince charmant”, généreux et tourné vers l’Autre qu’il idéalise (puisque l’Autre lui renvoie un reflet valorisant), et dont il parle beaucoup, et en termes élogieux.
Il semble donc très amoureux (en réalité, son narcissisme très bien “nourri” par son nouveau JOUET est temporairement satisfait), et son enthousiasme concernant celui ou celle qui deviendra inévitablement sa victime, lui donne le beau rôle aux yeux de son entourage.
Le manipulateur encense sa nouvelle proie, qui, mise sur un piédestal , se sent flattée d’être l’élue d’un personnage aussi “délicieux”.

C’est la phase de “LUNE DE MIEL”, lors de laquelle rien ne semble pouvoir assombrir l’idylle.

En réalité, dès cette période, des SIGNES d’IRRESPECT et de NON -AMOUR peuvent être perçus par un observateur averti.

La proie, qui la plupart du temps ignore le fonctionnement pathologique du narcissique, réalise que “quelque chose cloche” chez son “prince charmant”, mais repousse aussitôt cette impression.
Totalement galvanisée par l’extrême séduction dont le prédateur sait faire preuve lors de cette période (dite de “FERRAGE”), elle choisit plutôt de s’accrocher à l’ILLUSION qu’elle a rencontré “le partenaire idéal”.
(voir l’article du 4 avril 2015 qui raconte l’insidieuse descente aux enfers de la proie qui pense avoir rencontré un prince charmant).

Or, alors qu’elle se croit pleinement heureuse, la victime du narcissique pervers, insidieusement et progressivement, perd sa joie de vivre.
Si elle n’est pas agressée directement, la COMMUNICATION PARADOXALE s’est mise en place : le manipulateur véhicule sournoisement l’idée qu’il est insatisfait.
A ce moment là, la victime déstabilisée, mais inconsciente du processus, est déjà sous EMPRISE.
Pour la moindre broutille, le narcissique joue à l’homme (ou à la femme) “parfait”, déçu, triste ou contrarié, et PROJETTE systématiquement la faute sur l’autre, voire INVERSE la situation.
Il/elle enfile un masque de victime d’un(e) conjoint “défaillant” ou “fragile”.
La victime, elle, s’accroche au souvenir de la “lune de miel”, lors de laquelle le pervers lui a fait croire qu’elle était “parfaite pour lui”, et elle s’épuise à redevenir “celle qu’elle était”. En réalité , elle n’a pas changé, elle est juste manipulée.
Confuse, elle a perdu son libre arbitre, et pense qu’elle est coupable de tout ce qui ne va pas, s’acharnant à satisfaire son “Roi”.

Semaine après semaine, mois après mois, année après année, la proie du manipulateur pathologique, s’épuise.
Victime de sa violence psychologique insidieuse, elle sombre peu à peu dans le stress, la confusion et la dépression…

Tant qu’elle ne comprend pas qu’elle est victime de MANIPULATION, et ne se révolte pas, le “calme apparent” peut durer des années.
(voir l’article du 22 juin 2016 où sont décrits les différents profis de victimes et leurs réactions possibles face au PN )

L’EMPRISE n’est jamais perçue comme telle par la victime.
Il s’agit d’un processus terriblement sournois, parfois identifié par quelques personnes clairvoyantes de l’entourage de la proie, et dont cette dernière ne prend conscience que lorsqu’elle en est sortie.
(De nombreuses victimes demeurent sous l’EMPRISE d’un prédateur bien après la séparation, c’est pourquoi un travail personnel est utile pour pouvoir y échapper!)

Comme nous avons pu le voir dans mes articles précédents, le narcissique ne choisit pas sa victime par hasard : ce sont ses FAILLES qui permettent au prédateur de planter ses griffes.
L’aliénation n’est possible, que parce que la victime type du PN, ne se fait jamais suffisamment confiance, et a tendance à accorder une place démesurée à “l’Autre”.

Dans toute relation, il est utile :
-de se poser régulièrement des questions telles que : “Est ce que je me sens heureuse, épanouie, moi-même, libre, sereine, en sécurité…
-de se méfier des INCONGRUENCES (décalge entre paroles et actes),
-de prendre en considération ses IMPRESSIONS DÉSAGRÉABLES.
-de refuser tout COMPORTEMENT IRRESPECTUEUX

EXEMPLE DE COMPORTEMENTS INAPPROPRIÉS ET ALARMANTS :

“Lorsque Julie rencontre Roland, elle perçoit immédiatement une dimension sombre chez le narcissique.
En effet, Roland, qui n’est pas immédiatement en phase de séduction, se montre désagréable avec ses enfants et quelques “courtisans”. (Héritier gâté par la vie, et entouré d’une cour, Roland se comporte comme un petit monarque).
Irascible, il se plaint du choix de la table au restaurant (ce n’est pas son choix, donc il est mauvais…), et fait preuve d’un autoritarisme gratuit et inutile avec ses enfants, en leur imposant de commander des plats qu’ils n’aiment pas.
Le contexte est pourtant censé être agréable et détendu, puisque cela se passe au mois d’aout, pendant les vacances.

Julie sent une impression désagréable face à cette attitude (clairement TYRANIQUE), mais elle balaye l’ALERTE.

Quelques semaines plus tard à Paris, alors que la relation de couple est amorcée, elle découvre qu’il sort diner, puis en boite, avec des jeunes filles qui ont la moitié de son âge, et qu’elle n’est pas conviée!

Lorsque Julie s’en étonne, Roland la traite de “jalouse”, INVERSANT la situation et PROJETANT ainsi la faute sur elle.
(la question de fond “est-ce que l’attitude de Roland est apprpriée”, est habilement balayée par un reproche concernant l’attitude de Julie→inversion/comminication paradoxale)

Il est probable que si Julie avait agi de la même manière, Roland l’aurait (très) mal pris.

Or la possibilité que Julie puisse s’organiser une soirée avec de jeunes hommes, sans le convier, ne lui vient même pas à l’esprit!
En effet, le pervers narcissique se croit AU DESSUS DES LOIS, et s’arroge des DROITS que l’Autre n’a pas, tout en lui imposant des DEVOIRS qu’il ne s’impose pas à lui-même!

En septembre, au retour d’un voyage, Roland rapporte à Julie, un collier en métal et perles en plastique …d’une laideur rare.
Lorsqu’elle ouvre le paquet, Julie reste muette, incapable de cacher son incompréhension devant un cadeau aussi incongru.
Sincère, elle avoue qu’elle n’aime pas du tout l’objet.
Roland, vexé, lui assène alors :”Tu es décidément “difficile à contenter”, si cela ne te plait pas, je le donnerai à ma femme de ménage”.

Une manière insidieuse de projeter la faute sur Julie (“difficile à contenter”) et de RABAISSER sa compagne, qu’il place au même niveau que son EMPLOYÉE

Julie, humiliée, a la présence d’esprit de demander pourquoi il ne pense pas plutôt à offrir ce “joli cadeau” à sa mère ou à sa soeur.
Elle réalise confusément que “quelque chose cloche”, et qu’il ne s’agit pas seulement d’une erreur d’appréciation de la part de son compagnon.

FOU DE RAGE d’ÊTRE MIS EN CAUSE, et de voir son fonctionnement démasqué, Roland, INCAPABLE DE SUPPORTER LA CRITIQUE, quitte le domicile de Julie, et la PUNIT en ne se manifestant plus (et en ne répondant pas au téléphone) pendant 48 heures.

La jeune femme est déstabilisée par ce comportement incohérent, et c’est elle qui se remet en cause (plus que de raison donc…), en se reprochant d’avoir été trop sincère et exigeante.

En octobre, Julie et Roland sont invités chez la soeur du pervers.
A la question d’un des invités qui demande depuis combien de temps ils se fréquentent, Roland répond : “Depuis deux mois, “elle” est encore en PÉRIODE D’ESSAI”.

Cette fois, le sang de Julie se glace, elle se sent mortifiée; mais voulant éviter un esclandre, elle ravale ses protestations.
Lorsqu’après le diner, elle lui fait remarquer son irrespect, il lui répond “qu’elle n’a pas d’humour”, et lui fait à nouveau la tête pendant 48 heures pour la PUNIR de sa remarque.

Julie découvre quelques années plus tard qu’il s’agit de “DÉNIGREMENT SOUS COUVERT D’HUMOUR”, un mécanisme très utilisé par les pervers qui pratiquent la “COMMUNICATION PARADOXALE”. (article du 25 septembre 2016)

Julie a vécu des dizaines d’épisodes comme ceux-là, dès les premières semaines de sa relation avec le narcissique!
Dénigrements, punitions, humiliations, menaces, intimidations, règles différentes pour elle et pour lui, ont très vite, fait partie des mécanismes utilisés par Roland.
Une manière de tenter de mettre Julie dans une situation d’infériorité (d’employée éjectable) , et de la conditionner à le craindre en la punissant à chaque révolte.
Un fonctionnement typique du PN, qui sombre dans l’angoisse lorsqu’il ne parvient pas à CONTRÔLER et DOMINER ses proches. (voir l’article du 22 avril 2015 sur les punitions du PN)

→ C’est la multiplication des comportements et propos irrespectueux d’une personne envers une autre, et son incapacité à se remettre en question, qui montre qu’il s’agit réellement d’un contexte toxique, et non d’un malentendu isolé.

Pourtant, Julie choisit d’ignorer ces ALERTES INNOMBRABLES.

Elle reste sous l’EMPRISE de Roland pendant trois ans, et comme dans toute relation avec un manipulateur pathologique, la situation ne cesse de se dégrader.
La dernière année de leur relation, Roland ajoute la brutalité physique à la violence psychologique, pour tenter de dresser sa compagne, et BRISER sa rebellion.

Après la rupture, Julie, exsangue, met des mois à sortir de l’EMPRISE et à se reconstruire.

Quelques années plus tard, grâce à un profond travail personnel, la prise de conscience des manipulations et maltraitances constantes de Roland, est un véritable choc pour la jeune femme.
Sa consternation devant l’acceptation dont elle a fait preuve, est l’illustration d’une reprogrammation profonde, et de sa renaissance à elle-même.”

Le fonctionnement délétère d’un narcissique pervers ne peut perdurer que parce la victime contribue aux INTERACTIONS.

Au début d’une relation, il s’agit donc d’être prudent, et de ne pas s’illusionner trop rapidement sur une entente “idyllique”.
Prendre le temps de vérifier que les actes et les paroles de l’autre sont cohérents, apprendre à écouter ses ressentis, vérifier que la relation est basée sur une véritable réciprocité, refuser tout acte ou propos irrespectueux… bref prendre un peu de temps et de recul, permet de ne pas se laisser happer par un toxique.

Il est possible de travailler sur sa capacité à se faire confiance, et à dire “non”.
Il est possible d’apprendre à s’aimer “mieux”: il suffit de le vouloir vraiment, et de s’engager dans un travail dans ce sens.

Cela en vaut la peine : n’oublions jamais que le RESPECT ne se réclame pas, il s’impose; que l’amour de soi est le meilleur rempart contre les manipulateurs, mais aussi le meilleur moyen de cultiver son bonheur…

CELINE VALENTIN COACHING PARIS

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s