Le cerveau du psychopathe du point de vue des dernières découvertes scientifiques

Le cerveau du psychopathe du point de vue des dernières découvertes scientifiques

 

Nous observons qu’une des principales caractéristiques du trouble de la personnalité narcissique est le manque d’empathie. Bien que les personnes qui présentent ce trouble soient en mesure de reconnaître les sentiments, pensées et intentions des autres, et sont doué de la capacité de les imiter, elles manifestent peu ou pas de compassion. Pour qu’un individu puisse présenter ces troubles de la personnalité narcissique, antisociale, égocentrique, sans le moindre affect, et qui serait d’origine structurelle, il faudrait probablement qu’il y ait dans le développement même de son cerveau, et parmi d’autres paramètres, un déficit dans l’activation de la zone dédiée à l’affect.

 

« La connaissance protège, l’Ignorance expose au péril. »

Les Cassiopéens

.Certaines recherches scientifiques récentes nous montrent que la structure physiologique du cerveau du psychopathe, un individu dont le comportement est fortement antisocial, impulsif, pour lequel l’autre n’existe pas et qui est sans la moindre conscience des conséquences de ses actes, comportement qui se rapproche fortement de celui du manipulateur pervers narcissique, comporte certaines anomalies de types structurelles.

 

Pour mieux comprendreSelon une étude scientifique allemande publiée dans le Journal of Psychiatric Research, la structure cérébrale est altérée chez les narcissiques pathologiques.

Stefan Röpke de l’Université Charité (Berlin) et ses collègues ont mené une étude avec 34 personnes, dont 17 atteintes du trouble de personnalité narcissique. Dans une étude préliminaire, ils ont montré que ces dernières présentent un déficit de la capacité à éprouver de l’empathie. Dans la présente étude, ils ont également mesuré l’épaisseur du cortex cérébral au moyen de l’imagerie par résonance magnétique (IRM). Les participants atteints de ce trouble présentaient des anomalies structurelles dans une région qui est impliquée dans les processus de compassion. Cette région était nettement moins épaisse.

Sheilagh Hodgins, professeure à l’Université de Montréal et chercheuse à l’Institut Universitaire en Santé Mentale de Montréal, nous apprend également qu’elle a découvert des anomalies structurales au sein de la matière grise et dans certaines fibres nerveuses de la matière blanche chez les criminels violents atteints de psychopathie.

Il faut savoir que le niveau d’empathie est directement lié au volume de la matière grise dans une région du cortex insulaire (aussi appelé insula), et qu’elle traite l’information et les processus cognitifs. Quant à la substance blanche elle coordonne la transmission de l’information entre les différentes parties du cerveau. Les chercheurs soulignent que les personnes ayant un trouble narcissique présentent un déficit structural exactement dans cette région.

Sheilagh Hodgins a observé dans le cerveau des psychopathes un volume anormalement faible de matière grise bilatérale au niveau du cortex préfrontal antérieur et dans certaines zones des lobes temporaux. Ces zones du cerveau sont associées à l’empathie, au traitement des émotions prosociales, comme la culpabilité et l’embarras, et au raisonnement moral.  Le scientifique nous apprend de surcroît que, toujours chez les psychopathes,  des anomalies ont été relevées dans les fibres nerveuses de la matière blanche du cingulum postérieur qui relie le cortex cingulaire postérieur au cortex préfrontal médian. Ces anomalies sont associables, selon elle, au manque d’empathie propre à la psychopathie. La spécialiste en psychologie clinique de Montréal rappelle que ces zones jouent un rôle important dans l’apprentissage au moyen de récompenses et de punitions.

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Un pervers narcissique est un psychopathe qui ne s’est pas fait prendre la main dans le sac.

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Le fonctionnement du psychopathe et celui du manipulateur pervers narcissique avéré, donc fonctionnel, sont fort semblables. Malheureusement il n’est pas envisageable d’imposer de tels examens à ceux que l’on reconnaît comme pouvant être « pervers narcissique ». Toutes ces recherches médicales ont été faites sur des individus reconnus psychopathes et maintenus enfermés.

ConclusionIl ne suffit pourtant pas d’avoir le potentiel structurel requis pour devenir un manipulateur pervers narcissique en puissance. Même si je me répète, n’oublions pas que différents éléments externes et internes vont renforcer ou atténuer cette réalité première. Leur présence, leur absence, et leur puissance, vont déterminer la gravité de la psychopathologie en question. Ceci explique aussi pourquoi il ne s’agit pas d’un principe manichéen, nous n’avons pas d’un côté les pervers narcissiques et de l’autre les personnes non pervers narcissiques, d’un côté le noir et de l’autre le blanc. Nous pouvons observer toute une gamme de manipulateurs pervers, en quelque sorte, un « merveilleux camaïeu de gris ».

Geneviève Schmit

(extrait)

25 mai 2016

Inspiré du prochain livre rédigé par Geneviève Schmit et qui sera édité chez Fayard fin 2016

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Publié par

MILA.K

Bien-être / pensée positive /développement personnel en route pour une relation saine avec soi-même et les autres.

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