Comment s’avoir si je suis un zèbre?

Zebra_(PSF)

La meilleure méthode est le diagnostic clinique (ou évaluation qualitative), posé par un spécialiste capable de reconnaître un haut potentiel. Il repose sur l’observation du mode de pensée et des caractéristiques évoqués plus haut, c’est-à-dire non pas de traits de caractère en particulier, mais plutôt de l’intensité avec laquelle ils sont présents : les HP présentent les mêmes qualités et défauts que monsieur et madame tout-le-monde, mais exacerbés. On dit qu’ils sont « comme tout le monde, mais plus« , « plus tout », « trop tout » !!

Le diagnostic clinique en tant que méthode d’identification se heurte à une évidence : la méconnaissance du phénomène parmi les professions concernées est à l’origine d’un manque criant de spécialistes. Médecins, psychiatres et psychologues ignorent souvent tout de cette particularité et sont plus prompts à diagnostiquer des « troubles » qu’une « autre forme de normalité » (voir troubles réels ou supposés).

Le test de QI ne devrait être utilisé que pour confirmer le diagnostic clinique (« ce n’est pas le QI qui fait le HP »). Malheureusement, l’ignorance susmentionnée conduit souvent à ne s’en remettre qu’à ce seul test pour établir, une fois pour toutes, la condition de haut potentiel ou non, avec les mauvais diagnostics et les conséquences qui en découlent.

Par ailleurs, le quotient intellectuel reste souvent le seul critère indiscutable et « opposable aux tiers »; utile donc, parfois, pour négocier avec un enseignant ou une direction d’école.

Si le seuil habituellement retenu est de 130 (2,1% de la population), on commencera généralement à suspecter une éventuelle douance vers 125 (5% de la population), voire 120, pour tenir compte de la marge d’erreur du test; à charge, dès lors, de confirmer par d’autres observations.

Il convient toutefois de rester prudent : un enfant (ou un adulte) peut parfaitement « sous-performer » au test, parce que son profil est « dysharmonique », parce que le stress l’empêche d’exprimer tout son potentiel ou parce que la passation l’ennuie et qu’il « bazarde » le test. Le danger est alors d’être provisoirement ou définitivement classé « non HP » et de chercher ailleurs (psychiatrie ?) les causes d’un perpétuel décalage.

Il est donc de la plus haute importance de s’adresser, dans la mesure du possible, à un vrai spécialiste.


Ce n’est donc pas connaître son QI qui est important, c’est avoir la confirmation qu’on fonctionne différemment, apprendre en quoi ça consiste, apprendre le fonctionnement des individus dans la norme (« normopensants », cf. Siaud-Facchin), comprendre pourquoi ça ne colle pas toujours et comment ça peut éventuellement coller.

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