Fascias (fasciathérapie et fasciapulsologie) – Les thérapies des fascias via PASSEPORT SANTE

Fascias (fasciathérapie et fasciapulsologie) – Les thérapies des fascias

Les gens qui travaillent avec les fascias disent que, sans ceux-ci, notre corps ne serait qu’un amas informe de chair et d’os. Les fascias sont de minces membranes fibreuses et malléables qui enveloppent toutes les structures du corps (muscles et groupes musculaires, os, artères, organes, glandes, etc.). Ils forment un réseau qui supporte et relie toutes ces structures – comme un filet bien ajusté. D’où l’appellation qu’on leur donne parfois de « deuxième squelette », ou encore de « structure subtile ». De plus, les fascias sont innervés et, grâce aux fibres tubulaires qui les composent, ils servent aussi de voie de circulation au liquide lymphatique. Ils l’acheminent aux vaisseaux lymphatiques, puis aux ganglions.

Même si le fait n’est pas encore de notoriété publique, les fascias joueraient un rôle non négligeable dans l’équilibre physiologique et, par conséquent, dans le bien-être psychique. Or, comme tous les tissus vivants, ils peuvent être blessés ou malades. Quelques approches thérapeutiques manuelles ont donc été conçues expressément pour les soigner et les entretenir. Les plus connues sont le Rolfing et le Hellerwork ainsi que la fasciathérapie et la fasciapulsologie. C’est de ces deux approches dont il sera plus particulièrement question dans cette fiche.

Note. Le relâchement myofascial (myofascial release ou trigger point release), qui n’est pas une approche complète, mais une technique conçue dans le cadre de l’ostéopathie, est maintenant pratiqué par divers intervenants, dont les massothérapeutes. Il vise surtout à dégager certaines contractions à partir de points de tension très localisés appelées « points gâchettes ».

Fasciathérapie et fasciapulsologie : des approches extrêmement douces

Tandis que le Rolfing et le Hellerwork sont des approches assez vigoureuses où le praticien manipule énergiquement les fascias profonds, on peut affirmer que la fasciathérapie et la fasciapulsologie font partie de la catégorie des « techniques douces ». La première a été conçue par Danis Bois, et la seconde par Christian Carini. Malheureusement, les deux hommes, kinésithérapeutes de formation, réclament chacun la paternité de la découverte, qui se serait faite vers 1980. Comme il n’est pas question ici de trancher le débat, et que les deux approches se ressemblent beaucoup sur le fond, nous parlons dans cette fiche DES thérapies des fascias.

Les thérapies des fascias sont des thérapies manuelles qui s’adressent à la personne dans sa totalité – physique et psychique – et sollicitent les forces d’autorégulation de l’organisme. Les thérapeutes posent les mains sur le corps du sujet et se mettent « à l’écoute » du mouvement naturel des fascias – mouvement extrêmement subtil que l’on peut comparer à une respiration. À partir de l’information perçue par les fascias superficiels, ils pourront évaluer la vitalité des tissus et les blocages qui s’y logent. En raison de la structure en réseau des fascias, ce toucher très sensible est réputé pouvoir déceler des traumatismes partout dans le système fascial, jusque dans les zones que les doigts ne peuvent atteindre.

L’intervention des thérapeutes est aussi délicate que leur mode de diagnostic : avec de très légères pressions, ils cherchent simplement à rétablir le mouvement naturel des fascias, ce qui permettrait de réactiver les forces d’autoguérison. Dans le réseau des fascias, une crispation dans la région du coeur, par exemple, peut créer des douleurs dorsales ou des troubles digestifs. Pour une solution durable à une douleur, même ponctuelle, il est donc nécessaire de rétablir l’équilibre du corps dans son entier. Selon les praticiens, l’écoute et l’étude de cette vie dans le corps offrent un accès aux causes profondes de la maladie et une nouvelle définition de la santé globale.

Originaires de France, les thérapies des fascias sont également bien implantées au Québec.

Les fascias : des tissus méconnus

La biologie ne s’intéresse aux fascias que depuis peu de temps. Officiellement, les premières descriptions anatomiques auraient eu lieu dans les années 1930, en France. Toutefois, on reconnaît généralement à la biochimiste américaine Ida Rolf d’avoir été, vers la même époque, la première à étudier leurs propriétés, dont leur aspect « plastique » (qui peut garder des empreintes). Cette recherche l’a d’ailleurs menée à mettre au point le Rolfing.

Les fascias, ainsi que les tendons et les ligaments, font partie de ce qu’on appelle globalement les tissus conjonctifs. Ceux-ci sont constitués en grande partie de collagène, une protéine complexe qui, à l’état sain, possède une consistance gélatineuse. Les fascias qui se retrouvent directement sous la peau sont dits « superficiels ». Lorsqu’ils sont sains, ceux-ci sont lâches et la peau peut y glisser aisément, sauf à certains endroits comme les paumes et les voûtes plantaires. On rencontre ensuite les fascias moyens et profonds, plus denses et coriaces; le diaphragme, par exemple, est un fascia.

Mentionnons aussi que chaque fascia, ou plutôt chaque « portion » de fascia porte un nom spécifique et que, dans certains cas, la biologie préfère le terme aponévrose. Quant au terme « myofascial », surtout utilisé en anglais, il englobe l’ensemble fascia/muscle.

Les fascias : des tissus qui peuvent souffrir

Les fascias peuvent parfois être atteints de troubles aigus comme la fasciite nécrosante (infection à bactérie mangeuse de chair) ou, dans un registre moins grave, la douloureuse fasciite plantaire. Cependant, les problèmes sont généralement plutôt d’ordre chronique. Il s’agit de crispations et de durcissements ou, quand les fascias perdent leur viscosité, « d’adhérences ». Dans ce cas, les différents muscles ou parties de muscles n’arrivent plus à glisser aisément les uns sur les autres (une adhérence ressemble à une cicatrice, elle aussi faite de tissu conjonctif). Ces problèmes surgissent à la suite de stress, de mauvaises habitudes posturales, de traumatismes (physiques ou psychologiques) ou encore du vieillissement.

Des fascias qui ont perdu leurs propriétés peuvent engendrer divers problèmes comme de la douleur, des spasmes ou des tensions musculaires chroniques, une perturbation du métabolisme du muscle, une gêne articulaire, une mauvaise circulation de la lymphe, ou encore un déséquilibre dans les alignements corporels. Ces problèmes peuvent alors entraîner d’autres conséquences, comme des troubles digestifs, des névralgies, des difficultés respiratoires ou une fatigue générale.

Selon Philip E. Greenman, professeur d’ostéopathie à l’Université du Michigan, un petit changement dans le myofascia peut causer un important stress physiologique dans le corps. Ainsi, une restriction dans une articulation d’une jambe peut faire que la marche exige 40 % plus d’énergie; et si deux articulations sont contraintes dans la même jambe, l’effort peut aller jusqu’à 300 %1.

Bien qu’aucune recherche n’ait encore étayé l’efficacité de ces méthodes, la théorie et l’observation révèlent qu’elles peuvent servir à soigner les affections suivantes :

  • Les troubles musculosquelettiques, comme l’entorse, la tendinite, la sciatique, etc.
  • Plusieurs problèmes fonctionnels (sans lésion organique) comme la migraine, les acouphènes, la constipation, la fibromyalgie, etc.
  • Les difficultés liées à la grossesse et à l’accouchement, comme les lombalgies, les troubles circulatoires, etc.

 

Fascias (fasciathérapie et fasciapulsologie)

Section Applications thérapeutiques
Recherche et rédaction
 : Patrick Barré, B. Ps., Chaire en approche intégrée en santé, Université Laval
Révision scientifique : Claudine Blanchet, Ph. D., Chaire en approche intégrée en santé, Université Laval
(mai 2010)

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La fasciapulsologie avec Christian Carini

Christian Carini est né aveugle. Depuis sa plus tendre enfance, il cherche à se guérir et surtout à comprendre le fonctionnement du corps humain. Après une opération neurologique, il retrouve partiellement la vue et ses capacités tactiles ont changé. Il ressent beaucoup mieux les êtres, leurs difficultés et ses mains commencent tout doucement à le guider vers les métiers du toucher thérapeutique. Pour en savoir plus sur les thérapies alternatives, rendez-vous sur alternativesante.fr Journaliste : Nathalie Lefèvre Production : Alternative Studio – alternativestudio.fr

La fasciathérapie : des mains à l’écoute du corps ( article du magazine Psychologie )

La fasciathérapie : des mains à l’écoute du corps

En décrispant nos fascias, ces fines membranes qui enveloppent muscles et organes, cette technique manuelle, indolore soulage les blocages, dissipe la fatigue et le stress, remet le corps et l’esprit au diapason.

Karine Papillaud

J’ai découvert la fasciathérapie au moment où je commençais à désespérer d’être enfin soulagée, se souvient Marie-Reine, 51 ans. En janvier 2001, une vive douleur lui paralyse l’épaule. Diagnostic : capsulite rétractile (inflammation très douloureuse de la capsule d’une articulation). « Je ne pouvais plus lever mon bras gauche. Le kinésithérapeute et l’ostéopathe restaient impuissants : on ne pouvait pas me toucher sans que je hurle. Malgré les infiltrations de cortisone et les anti-inflammatoires, je souffrais beaucoup, je maigrissais et je dormais mal. »
Après six mois de calvaire, Marie-Reine entend parler de la fasciathérapie, une technique manuelle proche de l’ostéopathie, mais sans manipulation du corps. « J’ai essayé et le résultat a été spectaculaire : j’ai retrouvé l’usage de mon bras en quatre séances, quand il faut environ un an de rééducation intensive pour parvenir à une amélioration. »

Une toile d’araignée dans l’organisme

Difficile de se représenter ce qu’est la fasciathérapie quand on voit un praticien à l’œuvre : allongé sur une table de massage, habillé ou dévêtu, le patient s’abandonne au contact des mains qui auscultent d’imperceptibles mouvements du corps avec des gestes très précis et très lents. La sensation est étrange et agréable. Sent-on d’ailleurs vraiment quelque chose ? Le corps semble onduler sous les mains expertes pour ressortir totalement détendu. Entre-temps, le thérapeute aura écouté, accompagné le rythme des fascias de son patient.

Les fascias (à l’origine, “fascia” est un mot latin qui signifie bande, tissu) sont de fines membranes qui entourent les muscles, les os, les viscères, le cerveau, la moelle épinière, les ligaments, et les relient entre eux comme une toile d’araignée. Très élastiques, ils maintiennent les organes et amortissent les chocs. « Sous l’action du stress, ces tissus conjonctifs se contractent pour se rétracter ensuite, explique Christian Courraud, fasciathérapeute et enseignant de la méthode Danis Bois (1). Mais dans certains cas, ils ne se rétractent pas. Des signes fonctionnels apparaissent alors, comme des douleurs, de la fatigue, un mal-être, des maux divers qui, souvent, préparent le terrain à la maladie proprement dite. »

Objectif de la fasciathérapie : traiter ces signaux dès qu’ils se manifestent, en décrispant les fascias pour qu’ils retrouvent leur place, leur rythme et laissent circuler l’énergie. Mais aussi développer chez le patient la perception qu’il a de son propre corps, en lui faisant prendre conscience peu à peu de l’importance de son ressenti. « Si l’on développe une présence à soi, c’est la relation avec les autres qui s’harmonise naturellement, parce que l’on est soi-même plus stable, plus adaptable, souligne Christian Courraud. Comme on se “sent” mieux, au sens propre du terme, on résiste également mieux aux effets du stress. »

1– Ostéopathe et kinésithérapeute, Danis Bois a créé le Collège international méthode Danis Bois en 1980 pour enseigner la fasciathérapie et approfondir ses recherches sur les fascias.

Soulager les sportifs

Parce qu’elle traite les problèmes musculaires et articulaires, cette méthode fait de plus en plus d’adeptes parmi les athlètes. « Si j’avais connu la fasciathérapie dès mes débuts, j’aurais fait une tout autre carrière ! » s’exclame Sébastien Dallet, 28 ans, footballeur de l’équipe de Créteil, qui évolue en ligue 2 (ex-deuxième division). Sébastien souffre d’un problème chronique à la cheville, au point d’être manipulé par un ostéopathe avant chaque match. Il y a deux ans, on lui parle de la fasciathérapie. Curieux, Sébastien veut tenter cette méthode, l’une des rares qu’il n’ait pas essayée. « A force de faire entorse sur entorse, ma cheville n’a jamais vraiment récupéré et rien ne la soulageait durablement. Il a suffi de quatre séances de fasciathérapie pour régler le problème définitivement. »
Venu pour une blessure, le jeune attaquant a continué les séances pour le bien-être qu’elles lui procurent : « Sur le plan mental, les résultats ont été étonnants. Je suis moins anxieux, moins stressé, j’arrive mieux à prendre du recul. Au niveau physique, je me sens plus sûr de moi. » Cette année, Sébastien a fait sa plus belle saison. Il a été désigné en juin meilleur joueur de Créteil pour 2001-2002.

Une libération en profondeur

Plus qu’une nouvelle méthode de bien-être, c’est une blessure psychologique que Jean-Bernard a découvert en 1993 au cours d’une séance de fasciathérapie en thalasso. Il a alors 45 ans et se remet difficilement d’un infarctus. « La thérapeute a décelé des blocages dans le bas du corps. Quand elle a libéré la région de l’aine par des mouvements très doux, j’ai senti comme un grand flux traverser mon corps, comme si un trop-plein de sang quittait la tête pour envahir les jambes. D’un coup, j’ai éclaté en sanglots. Je me suis senti libéré, sans savoir de quoi exactement : l’action sur le corps a soulagé quelque chose dans ma tête. Ce bien-être a duré plusieurs mois. Depuis, je fais une séance de temps en temps, mais j’ai du mal à retrouver un praticien aussi exceptionnel. »

Le fasciathérapeute, qui, à l’origine, est médecin, kinésithérapeute ou ostéopathe, doit en effet ajouter un « petit quelque chose » à ses compétences scientifiques : « La particularité de notre travail, c’est l’empathie sensorielle avec le patient, explique Hélène Bourhis, enseignante de la méthode Danis Bois. On doit percevoir ce que notre patient ressent dans son corps. Il faut être totalement disponible. Et comme cela implique une profonde perception de soi, les thérapeutes suivent eux-mêmes des séances de fasciathérapie. »

« Cette méthode présente l’avantage de ne pas ébranler la personnalité du patient », analyse pour sa part la psychiatre Emmanuelle Duprat. Elle complète les traitements de certains patients, notamment ceux qui sont anorexiques ou boulimiques, avec des séances de fasciathérapie. « Progressive, cette technique s’appuie sur la solidité du corps que l’on se réapproprie peu à peu. Et, chose assez rare, il n’y a pas de rapport dominant-dominé entre le thérapeute et son patient. Mais s’il faut du temps pour apprendre à percevoir son corps, il ne faut pas hésiter à essayer plusieurs thérapeutes pour trouver celui qui vous correspond le mieux. Demandez-vous ce que vous apporte son regard, ce que vous ressentez vis-à-vis de lui, si les séances vous font du bien. Bref, exercez votre sens critique tout en laissant le temps de s’établir une relation entre lui et vous. »

 

Thérapie anti-stress : la fasciathérapie pour lutter en profondeur contre le stress

Thérapie anti-stress : la fasciathérapie pour lutter en profondeur contre le stress

 

Depuis que la médecine douce a fait son entrée dans nos vies, certaines personnes ne jurent plus que par elle car elle nous guérit de manière naturelle, mais elle propose en plus différentes techniques.

Chacun est alors libre de recourir à la technique qui lui semble la mieux appropriée à son état de santé. Parmi les techniques proposées par les thérapies manuelles, on trouve la fasciathérapie.

 

Fascia-thérapie et massage du visage

 

En quoi consiste la fasciathérapie ?

La fasciathérapie consiste à repérer des zones de tension et à les faire disparaître par massages, immobilisation en points d’appui ou encore par diverses manipulations.

Le spécialiste de cette thérapie manuelle est appelé fasciathérapeute.

Le mot fasciathérapie vient de « fascia » qui désigne le tissu conjonctif recouvrant l’ensemble de nos muscles et nos organes.

Les fascias sont élastiques et ont la capacité d’absorber le stress ce qui entraîne des crispations au niveau des tissus concernés.

À quoi sert la fasciathérapie ?

La fasciathérapie vise avant tout à éliminer le stress accumulée au niveau des fascias.

Puisque les fascias sont présents des pieds à la tête et aussi bien en superficie qu’en profondeur, toutes les parties du corps peuvent être traitées.

Sur le long terme, la fasciathérapie fortifie et stabilise le potentiel énergétique.

Comment se déroule une séance de fasciathérapie ?

La fasciathérapie est une technique manuelle qui ne date que d’une dizaine d’années.

Le rôle du fasciathérapeute est de repérer les zones crispées ou stressées et de les éliminer en les rendant malléables et mobiles.

Pour ce faire, il utilise uniquement ses mains et il se doit alors d’avoir une certaine qualité de toucher. Lorsqu’il détecte une zone sensible, il s’y attaque en faisant appel à diverses méthodes à savoir :

  • Les massages.
  • Les manipulations.
  • Les immobilisations en points d’appuis manuels précis.

Qui peut recourir à une séance de fascia-thérapie ?

La fascia-thérapie est une technique douce qui n’engendre pas de risques majeurs. Elle est donc adaptée à tout le monde y compris les bébés.

Cette méthode, assez méconnue, est pourtant très efficace pour retrouver la sérénité notamment en cas de stress et de fatigue importante.

Souvent recommandée aux sportifs dont le corps est soumis à différentes attaques au quotidien, la fasciathérapie reste une solution efficace à toutes sortes de patients et de douleurs.

 

 

Quels sont les autres maux traités par la fascia-thérapie?

D’une manière générale, la fasciathérapie aide à lutter contre le stress.

Elle permet également d’évacuer les douleurs, les microtraumatismes psychiques et physiques et de traiter les chocs.

Elle est aussi efficace pour traiter les maux de dos, les tendinites, les entorses, les périarthrites et différents troubles (digestifs, gynécologiques, circulatoires, etc.).

La fasciathérapie est-elle efficace chez tous les patients ?

Après une séance de fasciathérapie, le patient ressent une extrême détente, voire de bien-être.

Le sentiment n’est pas forcément le même chez tous les patients. Selon Philippe Hérisson, kinésithérapeute, deux conditions doivent être réunies pour que cette médecine douce fasse effet.

La première condition stipule que le patient doit être pleinement conscient de cette thérapie et qu’il doit bien comprendre le fonctionnement de son corps pour apprécier les effets de cette technique.

La seconde condition est que le praticien doit maîtriser la technique et avoir une bonne intuition pour détecter les zones sensibles du corps.

Qu’en est-il des tarifs ?

Une séance de fasciathérapie coûte entre 23 à 46 € pour une durée de 30 à 45 minutes. Les tarifs peuvent être remboursés par la sécurité sociale si vous faites une thérapie sur prescription médicale.

Il faut noter que jusqu’ici, la fasciathérapie n’a fait l’objet d’aucune étude spécifique, mais le fait est que ses effets positifs sont déterminants.

Cet article vous est proposé par le site Astelos, spécialiste du matériel santé et de l’équipement médical.

[Photo : © Bigstock.com]

 

QU’EST CE QUE L’EMPRISE ? -Comment se met-elle en place? -Comment fonctionne-t-elle? -Comment y échapper?

QU’EST CE QUE L’EMPRISE ?
-Comment se met-elle en place?
-Comment fonctionne-t-elle?
-Comment y échapper?

L’EMPRISE désigne à la fois la DOMINATION psychologique d’une personne sur une autre, et la SOUMISSION de cette dernière, réduite à l’état d’OBJET…

Il s’agit donc d’une forme de « relation malade », « asymétrique », qui s’établit au moyen de statégies et MANIPULATIONS de la part du « dominant » sur le « dominé ».

L’EMPRISE peut être plus ou moins insidieuse et visible de l’extérieur.

Certains manipulateurs très habiles à entretenir une bonne image, comme les pervers narcissiques, exercent une emprise très sournoise. Le pervers narcissique exerce une violence psychologique que même l’entourage le plus proche ne parvient pas toujours à déceler.
L’EMPRISE DU PN est celle dont les victimes ont le moins conscience, et celle dont il est, par conséquent, le plus difficle à échapper.

C’est pourquoi, les pervers enchaînent impunément la destruction de plusieurs conjoints, sans que le crime soit identifié comme tel.

Une « personne sous emprise » peut être un homme, une femme, un enfant. L’agresseur qui exerce l’emprise peut être un conjoint, un ami, un parent, un gourou…

La relation d’emprise peut aussi concerner un groupe, une institution…mais nous nous attacherons ici aux interactions entre deux individus, dans une relation de couple avec un pervers narcissique.

L’EMPRISE :
1/Séduction
2/déstabilisation et conditionnement
3/destruction

1/ Séduction

Il est essentiel de comprendre que l’EMPRISE ne peut se mettre en place sans SÉDUCTION.
Pendant la phase de séduction, la proie croit à l’illusion d’une relation idyllique, elle pense avoir rencontré le « prince charmant ».
En effet, dans un premier temps, le manipulateur pathologique se colle « aux rêves » de sa proie.
(voir l’article du 4 avril 2015 concernant l’insidieuse descente aux enfers de la proie qui pense avoir rencontré un prince charmant et l’article du 21 mai 2015 sur le PN qui est un « caméléon »).

2/Déstabilisation-Conditionnement

Cette phase de SÉDUCTION précède celle où la victime, soumise quotidiennement à des micro-agressions (voir l’article du 25 avril 2017 « comment échapper aux manipulateurs »), perd progressivement confiance en elle.
Cette deuxième étape peut durer des années (parfois des dizaines, parfois toute une vie…).
La proie a rarement conscience de ce qu’elle vit, elle continue à se croire libre tout en se sentant de plus en plus confuse et dévitalisée.
Victime d’intimidations et de communication paradoxale, elle est conditionnée à culpabiliser, et à répondre immédiatement aux injonctions (explicites ou non) du manipulateur .
Elle perd progressivement son libre arbitre, et craint tant de « mal faire », qu’elle trébuche sans arrêt, ce qui donne au prédateur l’occasion de pointer ses erreurs.
Soumise à une alternance d’agressions et de séduction (chaud-froid/montagnes russes émotionnelles), sa capacité à réfléchir avec clairvoyance est progressivement anesthésiée.

Ses défenses tombent.

(RAPPEL→Dans une relation « saine », lorsqu’une personne se sent malmenée par une autre (que ce soient des agressions psychologiques ou physiques), elle se révolte, et parvient à poser des limites.
Dans une RELATION D’EMPRISE, la personne agressée ne parvient plus à réagir.)

Ses sensations, ses émotions « s‘effacent », au profit de celles du bourreau (homme ou femme).
Ce qui est « bon » ou « bien » pour lui, devient peu à peu, ce qui est « bon » ou « bien » pour elle.

Elle se sent incapable de résister ou de discuter, et ne parvient pas à percevoir qu’il s’agit de maltraitance.
Or la violence psychologique en est une terrible.

Ayant perdu sa liberté sans en avoir conscience, la personne sous emprise, victime d’intimidations constantes, est « programmée » pour ne pas déplaire au manipulateur pervers. Elle vit dans la PEUR des représailles : un regard, un geste, le ton de la voix du bourreau, constituent pour la victime, des « signaux » auxquels elle répond au quart de tour.

Nous avons tous autour de nous des personnes qui semblent libres, heureuses et épanouies, mais qui vivent dans la crainte pemanente de ne pas « être à la hauteur », de « mal faire », de « déplaire », de « contrarier » leur conjoint manipulateur destructeur.
Il ne s’agit pas d’une inquiétude légère, mais bien de TERREUR.

Dans le cas d’une proie sous l’emprise d’un pervers, cette terreur de mal faire, cette sensation d’être défaillante et coupable, mène à la dévitalisation (elle perd son énergie et sa joie de vivre), voire à la dépression et/ou au suicide.

La personne sous l’emprise d’un PN n’est jamais, au départ, une « victime faible», mais au contraire une personnalité débordante d’énergie, qui a beaucoup à offrir (voir la vidéo du 25 juin 2016).
Le pervers se « nourrit » de tout ce qu’il peut absorber comme ressources et qualités (dont il ne dispose pas), tout en manoeuvrant pour faire croire à son conjoint qu’il est « mauvais », « défaillant », « décevant ».
Ce que la victime finit par croire sincèrement, tout en accordant au manipulateur des qualités qu’il est loin de posséder. (la perversion est une inversion de la réalité)
Elle finit par croire que son bourreau est le centre de son monde, et que sans lui, « elle n’est rien ».
Elle est INFANTILISÉE et demande la permission pour tout : elle ne se fait plus confiance, et vit dans la crainte de ne pas « être à la hauteur ».

La victime sous emprise n’a, non seulement, pas conscience que les limites protègeant son bien-être sont dépassées, MAIS ELLE AGIT À L’ENCONTRE DE SES INTÉRETS.

EXEMPLE :
Le cas de Jacqueline Sauvage est un parfait exemple de victime sous l’emprise d’un malade mental, qui a agi à l’encontre de ses intérêts.
Victime de « décervelage », elle n’a n’a jamais porté plainte contre son mari tyranique, pervers et incestueux.
Elle n’a pas osé, incapable de protéger ses propres enfants, et de s’opposer à lui.
Conditionnée à considérer les règles du pervers comme « la Loi », elle n’a pas réalisé, que son mari était un criminel, et que la Justice pouvait la protéger.
Les règles imposées à huis-clos par le pervers ont primé sur le bon sens le plus élémentaire.
(Dans une relation d’emprise avec un pervers, la victime ne sait plus réfléchir intelligemment → on parle de « décervelage ».)
Terrorisée, Jacqueline Sauvage a préféré tuer son bourreau de trois balles dans le dos, plutôt que de devoir affronter son regard !
Ce qui l’a évidemment désservi pendant le procès.

C’est la raison pour laquelle l’entourage de la victime s’agace souvent de son engourdissement, et de son aveuglement.
Certaines (nombreuses) vont jusqu’à prendre la défense de leur bourreau, et lui trouvent des excuses, endossant la responsabilté de tous les dysfonctionnements. (« Il est fatigué, je l’ai énervé, c’est de ma faute, il a des soucis au travail, il est « gentil » dans le fond… ».)
Ce qui paraît « fou », mais illustre parfaitement la notion d’EMPRISE…

Ainsi, on peut parler de RÉIFICATION.
L’agresseur agit afin de garder sa proie à sa disposition, sans considération pour son individualité. Le but étant de la soumettre afin qu’elle soit conditionnée à répondre à ses seuls besoins.
Elle est considérée comme un instrument, un objet utile.

Le manipulateur qui est un PRÉDATEUR, parvient à atteindre sa proie en activant des FAILLES qui sont différentes d’une personne à une autre. (voir l’article du 21 mais 2015 sur le PN qui est un « caméléon »).

Tant que la proie du PN
-lui est soumise (même si cela ne se voit pas de l’extérieur)
-sert ses intérêts,
-répond à ses besoins,
-lui renvoie l’image qu’il souhaite,
-lui sert de faire-valoir … l’EMPRISE peut durer des dizaines d’années, voire toute une vie.

3/ Destruction

Dès lors que la victime commence
-à sortir de son engourdissement,
-à remettre en question le fonctionnement de la relation,
-à tenter d’exister par elle-même,
-à se révolter pour échapper à son bourreau et sortir de l’EMPRISE… la phase de DESTRUCTION se met en place.

Cette phase est une épreuve atroce pour la victime du PN, car ce dernier fait alors éclater sa cruauté et son sadisme.
On parle de RAGE NARCISSIQUE.
Incapable de supporter une image altérée de lui-même, le pervers devient fou de rage, et s’acharne à détruire le « mauvais miroir ».

–>Beaucoup de victimes qui craignent inconsciemment cette cruauté, ne parviennent jamais à retrouver leur libre arbitre.

AINSI L’EMPRISE PEUT PERDURER APRÈS UNE SÉPARATION ; ET CELA N’EST PAS RARE, BIEN AU CONTRAIRE.

Après une rupture avec un PN, il s’agit :
-de COUPER TOUT CONTACT, et de FUIR s’il n’y a pas d’enfants ou d’intérêts communs, ou
-de CONTRE-MANIPULER si nécessaire pour avoir la paix,
-MAIS EN AUCUN CAS, DE DEMEURER DANS LA SOUMISSION ET LA PEUR de son ex-conjoint le restant de ses jours!!

Les exemples de victimes restées sous emprise bien après la séparation, sont malheureusement aussi nombreuses que celles qui parviennent réellement à y échapper…

Elles expriment la peur de «contrarier » leur ex-conjoint(e).
Elles préfèrent « être en bons termes », « ne pas faire d’histoires »…
Même si c’est au prix de leur liberté, de la reconquête de la confiance et de l’amour de soi, et de la capacité à s’affirmer.

-Comme Agathe 32 ans, abusée sexuellement par son oncle entre l’âge de 9 et 13 ans, mais qui ne l’a pas dénoncé, et continue à le cotoyer aux repas de famille.

-Comme Cléa, 45 ans, qui 10 ans après sa séparation, continue à prendre la défense de son ex mari pervers, lui demande la « permission » pour tout ce qui concerne leurs enfants, « like » tous ses posts sur Facebook comme une groupie, et se précipite pour lui acheter un cadeau de naissance, lorsque sa nouvelle proie accouche.

-Comme Sylvie (70 ans), qui trois décennies après son divorce, rend visite 2 fois par semaine à son ex mari (PN accompli) lorsqu’il est malade, et lui fait ses cartons sous ses réflexions dénigrantes lorsqu’il déménage.

De l’extérieur, la tentation de s’agacer, et de les abandonner à leur sort est grande.

On ne peut, en effet, ni sauver une personne sous emprise malgré elle, ni faire le travail nécessaire à la libération, à sa place !

Cependant, on peut essayer de lui ouvrir les yeux, de la soutenir, de lui donner l’envie d’y échapper, et de se battre pour s’en sortir…

IL EST D’AUTANT PLUS UTILE (ESSENTIEL) DE FAIRE UN VÉRITABLE TRAVAIL POUR ÉCHAPPER À L’EMPRISE, QUE LE RISQUE DE RETOMBER DANS LE MÊME SCHÉMA RELATIONNEL EST GRAND.

–>En effet, celles qui n’ont pas bien « compris », ni assimilé qu’il s’agissait de manipulation et de violence psychologique, celles qui « minimisent » la gravité des maltraitances subies, ont plus de risques de retomber dans d’autres relations abusives et maltraitantes.

Dans une relation d’emprise avec un PN, sans un travail profond pour comprendre les mécanismes auxquels on a pu être soumis, sans un exercice visant à identifier ses FAILLES, et un cheminement destiné à les guérir (du moins en partie), ces fragilités demeurent de magnifiques opportunités offertes aux toxiques qui rodent !

Il ne leur suffira que de planter leurs griffes dans ces fêlures, pour se nourrir, comme des parasites.

–>Avec un peu de distance et de recul, les victimes d’emprise qui parviennent à y échapper, sont toujours stupéfaites de constater qu’elles ont vécu PLUSIEURS relations abusives dans plusieurs domaines de vie (sentimental, professionnel, amical…).

Il faut beaucoup de courage et d’intelligence pour s’atteler à un travail thérapeutique, mais il est SALVATEUR et LIBÉRATEUR à long terme.

Cette démarche permet une vraie « reprogrammation » et donc une véritable « renaissance ».
C’est à ce prix qu’on echappe définitivement aux schémas délétères.

Encore une fois : nous ne sommes pas responsables de tout ce qui nous arrive, mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons !

…CELINE VALENTIN

LE PERVERS NARCISSIQUE REND L’AUTRE FOU, C’EST POURQUOI IL S’AGIT DE PRENDRE SES RESPONSABILITÉS, ET DE FUIR POUR ÉCHAPPER AUX INTERACTIONS.

LE PERVERS NARCISSIQUE REND L’AUTRE FOU, C’EST POURQUOI IL S’AGIT DE PRENDRE SES RESPONSABILITÉS, ET DE FUIR POUR ÉCHAPPER AUX INTERACTIONS.

« Le mouvement pervers narcissique est une façon organisée de se défendre de toutes douleurs ou contradictions internes et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et non seulement sans peine mais avec jouissance.»
(Paul-Claude Racamier « Les perversions narcissiques »)

De l’extérieur, le pervers narcissique semble absolument « normal », sans aucun signe de « maladie mentale » : une personne parfaitement intégrée socialement et professionnellement, souvent charmante et agréable, qui se comporte et s’exprime sans qu’il y ait matière à s’étonner.

Pour l’entourage, même proche, il est quasiment impossible de déceler le trouble du PN.
Séducteur et charmant dès qu’il se retrouve en public, il l’est aussi avec sa victime le temps de la « lune de miel ».
Or, dès que cette période est révolue, que sa proie ne lui renvoie plus une image aussi parfaite de lui-même, qu’elle le contrarie, ou ose remettre en question ses « règles », le visage du manipulateur se transforme.
Incapable de supporter la moindre frustration, il devient alors sombre et dénigrant.
Toujours à huis clos.
Sa capacité à alterner rapidement ses deux visages est extrêmement déstabilisante pour la proie qui vit sur des montagnes russes.

Le PN s’entoure d’une cour qui lui est tout acquise, et dont les courtisans complices ou crédules, banalisent toutes les transgressions du toxique (voir article du 28 avril 2016).
La proie se retrouve coupée des seules personnes capables de voir clair dans le jeu du manipulateur : ce dernier s’arrange en effet pour éloigner les personnalités sincères et clairvoyantes de leur entourage.
Ceux qui demeurent ne peuvent donc imaginer que l’affableDocteur Jekyll puisse devenir un Mister Hyde lorsqu’il n’y a plus de témoins.
S’il se montre irrespectueux avec sa proie en public, le PN s’arrange toujours pour garder le « beau rôle » et camoufle ses dénigrements sous un humour limite.
L’épisode est alors banalisé, et balayé d’un revers de main par ceux qui demeurent dans le sillage de cette personnalité au fonctionnement malade.

RAPPEL :
C’est la MULTIPLICATION des comportements délétères, et l’ACCUMULATION des micro-agressions, qui montre qu’il s’agit d’un fonctionnement pervers, et non d’un acte isolé.
Le manipulateur pathologique n’a aucune conscience de son trouble.
La personnalité narcissique malveillante MANIPULE ET DÉTRUIT COMME ELLE RESPIRE.
Sans empathie, elle fait souffrir l’autre sans s’émouvoir, et dans le cas de la personnalité narcissique ET perverse, la souffrnace infligée lui permet de se sentir exister et d’en JOUIR.

EXEMPLES de situations susceptibles de “rendre l’autre fou” :

1/

Sophie qui s’interroge sur la fidèlité de son mari Hervé depuis des années, et se fait taxer de « folle jalouse » par le manipulateur dès qu’elle lui fait part de ses doutes.
Conditionnée à culpabiliser, Sophie finit toujours par s’excuser, et à promettre de ne plus importuner son compagnon qui prend des airs outragés.
Après ces épisodes, Hervé abuse de la gêne qu’il a réussi à provoquer chez sa femme, et il lui fait payer l’insolence de l’avoir soupçonné. Il profite de son embarras pour lui imposer des comportements abusifs, et des pratiques sexuelles qu’elle n’apprécie pas.

Hervé « punit » sa femme de ne pas le voir « parfait », à l’instar de l’image infaillible qu’il veut avoir de lui-même.

Hervé est un homme malveillant qui n’hésite jamais à pointer les défaillances « des autres », et à se poser en référent du bien, du mal, et de la vérité.

Ainsi, lorsque Sophie, le prend en flagrant délit avec une autre, il ne reconnaît aucune erreur, et accuse sa femme d’être responsable de sa tromperie ! La faute est projetée sur Sophie.
Elle est accusée « de ne pas être assez douce et gentille », « de ne pas le satisfaire sexuellement », « de l’avoir poussé à la tromper »…

Hervé utilise massivement ses mécanismes de défense pour demeurer « irréprochable » à ses propres yeux.
Il « ne peut » se voir tel qu’il est : fourbe, menteur, lâche, pervers, brutal, irrespectueux, maltraitant… (la liste est encore longue).
Il INVERSE la situation, et projette sur Sophie ses défauts, pulsions, désirs… qu’il ne peut reconnaître.
Hervé attribue à Sophie ses propres caractéristiques. (IDENTIFICATION PROJECTIVE)

Sophie arrive en consultation déboussolée : elle est en proie à un doute épuisant, et à la confusion la plus profonde.
Sophie a fini par CROIRE RÉELLEMENT qu’elle est responsable du dysfonctionnement du couple.
Elle a perdu son libre arbitre et sa capacité à réfléchir avec clairvoyance.
Sous EMPRISE depuis de nombreuses années, elle a fini par assimiler les élucubrations d’Hervé comme étant la RÉALITÉ.
Sophie a été CONDITIONNÉE par le pervers narcissique à ne plus avoir aucun jugement critique, ni réactions affectives appropriées.
Sophie est victime de DÉCERVELAGE.
En intéragissant plusieurs années avec ce mari pervers, Sophie a été contaminée par le système.

2/

Cécile 45 ans, dont le père Roger, est un pervers narcissique accompli de 70 ans, est l’ainée des quatres enfants adultes de Roger.
Elle a osé s’élever contre son père qui a détruit ses deux épouses et manipulé ses enfants et son entourage depuis toujours.
La famille de Roger sait désormais “qui” il est.
Son trouble est flagrant depuis qu’il ne peut plus s’appuyer sur une excellente situation professionnelle, et un pouvoir matériel certain, pour faire ILLUSION.

Sa cour est désormais constituée de personnes sur lesquelles il n’aurait jamais daigné baisser les yeux auparavant : ses “amis fidèles” ont disparu, et l’entourage, autrefois flamboyant, est devenu la “cour des miracles”.
Cécile a osé s’opposer à son père, dénoncer ses comportements pervers, et couper les ponts.
La rebellion de Cécile est insupportable pour Roger.
Il a toujours considéré ses femmes et ses enfants comme des POSSESSIONS qui lui devaient soumission et respect. (Sans envisager une seconde, que la réciprocité en matière de respect puisse exister…).
Cécile qui lui renvoie une image désastreuse (mais réaliste…) de lui-même, suscite une haine qu’il ne contient plus.
Il lui envoie un SMS :

“Je te savais malade, mais pas à ce point. Tu m’accuses de tous les maux qui sont les tiens. Change de psy. Tu es née conne et tu mourras conne, détestée de tout le monde y compris de tes enfants.”

Ce délicat message (…) qui illustre à peu près tous les mécanismes pervers (transgression, clivage, déni, projection, disqualification, culpabilisation, menace…) est une INVERSION totale de la réalité, puisque c’est bien Roger et non Cécile, qui a un trouble de la personnalité, et qui a fait le vide autour de lui!

Si Cécile n’avait pas travaillé sur la “reprogrammation”, qui lui a permis d’apprendre à se mettre au coeur de sa vie, à gagner en confiance, en estime et en affirmation, elle n’aurait pas été capable d’appréhender cet épisode avec autant de distance.
Elle n’aurait pas perçu la manipulation inouie derrière ce message haineux, et aurait été déstabilisée, blessée, voire anéantie, par les mots d’un père qui lui a servi de reférent toute son enfance…

CONCLUSION :

Capable de nier la réalité face à une preuve irréfutable, le pervers est un tyran faux et destructeur, qui bafoue toutes les règles que les personnes seulement névrosées se posent en général.
Jouissant d’un pouvoir démesuré sur celui ou celle qu’il parvient à mettre sous emprise, le manipulateur s’acharne à emmêler la pensée de sa victime dans un fatras de considérations folles.
Brouiller la communication, en s’attachant à la forme (et pas au fond), trouver des parades pour faire dévier la conversation sur des considérations affectives (“tu vois , tu ne maimes pas”), évoquer un autre sujet qui n’a rien à voir, tourner les talons, refuser le dialogue (en arguant “que ce n’est pas le moment”, “pas la priorité”…), regarder ailleurs en chantonnant…etc, autant de tactiques verbales et non verbales (communication perverse), qui permettent au manipulateur destructeur de ne JAMAIS faire face à ses comportements inacceptables.
Il en est incapable.
Ses mécanismes de défenses, contribuent à le maintenir dans un état limite, invisible de l’extérieur, et cependant très proche de la folie.
Pour le pervers, l’Autre n’est qu’un OBJET (d’abord miroir/faire-valoir, puis poubelle psychique/paillasson/bouc-émissaire) qui n’a pas d’identité propre.
Cet objet n’est intéressant que tant qu’il est UTILE.
Pour le maintenir dans un état de SOUMISSION, le pervers utilise des mécanismes qui progressivement coupent sa victime de la REALITÉ.
Elle n’a plus conscience de ce qui est juste ou pas, bon ou mauvais pour elle.

Les intéractions avec un PN entraînent donc la proie dans une spirale infernale où elle croit devenir folle.
Si elle ne sombre pas dans un état de sidération inquiétant, elle peut basculer dans la violence qu’elle dirige contre son bourreau ou contre elle-même.
(Ce qui permet au manipulateur de prouver sa “fragilité psychologique”.)

Noyée dans un système dans lequel elle intéragit EN RAISON DE SES PROPRES FAILLES, elle ne parvient pas « à lâcher », et à échapper à la relation.
Elle y demeure, entre colère, confusion, tristesse et ruminations, essayant de se convaincre ponctuellement qu’elle « se fait des idées ».

INSIDIEUSEMENT PLONGÉE DANS UN ÉTAT QUASI SCHIZOPHRÉNIQUE , LA VICTIME DU PN SE RETROUVE PORTEUSE DE SA FOLIE.

Racamier (Psychiatre psychanalyste, “Les perversions narcissiques”) est le premier à avoir dit : “cette pathologie est chez l’un, mais s’exprime chez l’autre”.

A l’instar de Cécile qui appris à se faire confiance, et à rejeter les manoeuvres malsaines de son père, il est utile de travailler sur ses FAILLES lorsqu’on a vécu une relation avec un manipulateur malveillant.

Que ce soit un parent ou un conjoint.

Les blessures d’enfance font le lit de la relation perverse, et il est INDISPENSABLE de se remettre en question et d’envisager un travail sur soi, lorsqu’on a intéragi avec un pervers.
Il est d’ailleurs courant que le schéma relationnel délétère se répète lorsque la victime ne prend pas conscience du caractère extrèmement malsain de ce qu’elle vit, ou a vécu.

Accepter qu’on ait pu prendre part à la folie du fonctionnement pervers, afin de pouvoir s’en extirper de la manière la plus consciente possible, est la clé de la libération.
Continuer à intéragir dans des relations toxiques et perverses, lorsqu’on les a identifiées comme telles, signifie donc être responsable de son propre malheur.
En effet, une personnalité perverse ne change pas (il s’agit d’une structure et non d’un trait de caractère), et c’est à celui qui a accepté ce fonctionnement un temps, de se remettre en question.
La victime, généralement seulement névrosée, est capable de ce travail d’introspection… même s’il faut beaucoup de courage et d’intelligence pour entreprendre cette démarche libératoire.

Le processus, largement facilité par un accompagnement en séance, permet aux anciennes victimes de clarifier leur situation, d’identifier leurs forces et leur fragilités, et de travailler sur une sorte de résurrection.
Petit à petit la victime sort de la prison psychique dans laquelle elle a été enfermée, et échappe à l’ingrat statut de victime/complice, pour redevenir elle-même.

Dans le cas d’une relation perverse, le travail d’accompagnement doit être adapté à cette problématique spécifique.

C’est ce que je propose, en associant une approche psychanalytique et un processus dynamique de coaching.
Si à moyen terme, l’objectif est une véritable renaissance, à court terme, (dès les premières séances) la personne accompagnée ressent un mieux-être précieux au quotidien.

« Si la folie existe plus qu’on ne veut bien le croire ou le dire, si elle se dérobe au discernement sous de fausses apparences de normalité, il est néanmoins possible de la repérer, de s’en protéger, et de s’en dégager ».
(Saverio Tomasella « La folie Cachée »)

 

 

PAR CELINE VALENTIN

LIVRE AUDIO Pouvoir Illimité d’Anthony Robbins

hello, Pour ceux qui n’aiment pas lire voici la version livre audio de ce livre d‘Anthony Robbins ainsi qu’un petit concentré des idées du livre basées sur la PNL, ainsi que des interviews et vidéos courtes.

N’oubliez pas cependant de PRENDRE DES NOTES POUR QUE VOTRE CERVEU ENCRE BIEN LES IDEES QUE VOUS AIMERIEZ APPLIQUER. 😉

XOXO