LES 3 ARMES OU ÉTAPES DONT SE SERVENT LES PERVERS NARCISSIQUES POUR VOUS ATTIRER

 

Les personnes atteintes de dépendance affective ont de fortes chances d’attirer à elles un manipulateur pervers narcissique. Pourquoi ? Simplement parce qu’elles représentent des proies faciles pour lui en raison de leur problème affectif. Le manipulateur pervers narcissique recherche avant tout des personnes qu’il peut contrôler, dominer et finalement détruire.

 

Cependant, plusieurs autres causes en dehors de la dépendance affective, peuvent attirer vers vous un manipulateur pervers narcissique. Si vous vous retrouvez dans l’une d’elles, sachez que vous êtes une personne à risque, et qu’il faudra redoubler de vigilance pour ne pas tomber dans le piège.

 

Dépendance affective : origines et liens avec le manipulateur pervers narcissique

 

Une personne qui souffre de dépendance affective éprouve un grand et profond besoin d’être aimée. Elle a l’impression de ne pouvoir vivre si elle n’a pas quelqu’un qui la câline, et qu’elle peut câliner en retour. Elle a peur d’être seule, elle recherche continuellement de l’amour auprès de son entourage.

 

Elle est instable émotionnellement. Elle se livre vite dans ses conversations et cherche à s’attacher de manière prématurée, ce qui fait qu’aucune personne équilibrée ne veut d’elle. Son compagnon ou son conjoint est souvent un être dominateur, voire tyrannique. Elle-même semble ne pas en souffrir, car c’est sous cette autorité qu’elle se sent exister. Elle préfère une relation douloureuse à la solitude.

 

Le manipulateur pervers narcissique repère aisément ces signaux. Même s’il affectionne de s’attaquer à des personnes fortes, il apprécie également d’avoir en permanence un souffre-douleur. La personne dépendante affective est un parfait souffre-douleur. Elle va subir sans jamais se plaindre tout le mal qu’il lui fera, et il s’en donnera à cœur joie.

 

Même sans dépendance affective, trop parler de soi attire un manipulateur pervers narcissique

 

Certaines personnes ne sont pas forcément sujettes à la dépendance affective. En revanche, elles sont trop confiantes et peuvent parler de leur vie privée à tout le monde. En moins de 3 rencontres, vous savez déjà tout de leur passé, de leurs projets et de leur vie intime.

 

C’est tout simplement dangereux, car bavarder autant est la preuve d’un déséquilibre émotionnel. Cela signifie que l’intéressé a besoin d’attention, qu’il ne se sent pas en sécurité. Peut-être souffre-t-il en plus d’un cruel manque de confiance en soi et d’un vrai manque d’assurance. La source de ce mal-être se trouve dans l’enfance, quand on a été abusé par ses proches.

 

L’abus dont il est question a été si marquant et si traumatisant que la victime entretient « la peur des autres ». Elle semble confiante, mais en réalité, elle a un vrai problème. Elle s’incline facilement quand on lui manque de respect, elle en dit trop sur elle-même à des inconnus… Un manipulateur pervers narcissique sait reconnaître ces failles, et il aura tôt fait de s’en servir.

 

Que vous soyez dans le cas ou pas, évitez de vous confier à n’importe qui, surtout en ce qui concerne la vie privée. 2 amis sûrs à qui l’on livre ses secrets, c’est bien suffisant. Et si vraiment vous ne pouvez vous empêcher de parler de vous-même à tout va, allez voir un bon psychologue. C’est moins grave que de vous faire charcuter le moral par un manipulateur.

 

L’envers de la dépendance affective, à savoir trop de générosité et d’amour, attire aussi le manipulateur pervers narcissique

 

Vous ne souffrez pas de dépendance affective, mais vous êtes altruiste, douée d’empathie, vous êtes débordant (e) d’amour et vous avez compassion pour tous… C’est aussi un point faible qui transforme en victime idéale pour un manipulateur pervers narcissique. Il viendra directement vers cette personne non par besoin d’amour, mais parce qu’il hait ces qualités manifestes chez l’autre.

 

Il va jouer la victime pour que la personne cible lui ouvre les bras et l’accueille dans son univers, elle qui sait tant donner de l’amour et comprendre les autres. Ensuite, il va se donner un malin plaisir à retourner ces attributs contre elle, pendant qu’elle va lui trouver des excuses par compassion et empathie.

 

Au final, l’amour et la compassion vont s’estomper pour faire place à une vive douleur psychologique. Mais malgré tout, le sens de l’engagement et du devoir, le désir d’aider sera toujours fort et sera l’obstacle qui empêchera la personne de se délivrer.

 

Vous l’aurez compris, vous devez faire attention. Aimer son prochain, c’est bien, mais avoir de la mesure, c’est mieux et cela vous protège.

 

Être trop idéaliste, avec ou sans dépendance affective, vous inscrit sur la liste du manipulateur pervers narcissique

 

Les personnes idéalistes n’ont pas souvent de problème de dépendance affective. Par contre, elles vivent carrément dans une illusion permanente et dans une perception tronquée de la réalité. Pour elles, tout le monde est gentil, et les personnes dangereuses ou méchantes sont rares.

 

Elles sont tellement convaincues de leur vision des choses qu’elles ne voient même pas le danger quand elles croisent un manipulateur pervers narcissique.

 

Et le manipulateur va sérieusement en profiter pour gagner leur confiance. Pendant la phase de séduction, il va entretenir cette illusion et passer pour un ange. Dans celle de l’emprise, il va laisser apparaître peu à peu son visage, mais pour l’idéaliste, ce sera un défaut à ne pas considérer. Et son bourreau aura fini de le conduire vers la destruction avant qu’il ne comprenne.

 

Si vous êtes trop idéaliste, et que vous vous croyez le sauveur du monde, ou bien que vous voulez tout le temps faire du bien, prenez du recul. Mettez de la mesure dans vos actes, et revenez à la réalité. Vous devez changer votre perception de la vie, car les manipulateurs pervers narcissiques existent, et ils ne vous veulent aucun bien. Ce sont des êtres farceurs, mensongers et dangereux qui veulent vous arracher toute joie de vivre.

 

Un conseil pour finir : une personne victime d’un manipulateur pervers narcissique est souvent très affectée psychologiquement. Elle plonge souvent dans la paranoïa, croyant que tout le monde lui veut du mal. Si cela vous est arrivé, prenez le temps de vous examiner et de voir si vous n’avez pas l’un des caractères ci-dessus énumérés. Travaillez ensuite à corriger cet aspect de votre personnalité, sinon vous risquez d’être victime d’un second, voire d’un troisième manipulateur.

Publicités

5 raisons qui provoquent le retour du pervers narcissique

5 raisons qui provoquent le retour du pervers narcissique

Vous êtes séparé(e) de la personne perverse narcissique dans votre vie. Vous l’avez quittée ou elle vous a quitté(e). Vous avez fait des efforts surhumains pour appliquer le No Contact absolu et cela a fonctionné.

Le prédateur est à présent loin de votre vie et vous respirez de nouveau malgré quelques épisodes temporaires d’angoisse au souvenir des abus que vous avez subis. Mais un beau jour, ô surprise ! Un coup de téléphone, un texto vous rappellent que la personne PN prépare son grand come back.

Si le/la PN s’y prend dans les règles de l’art, il est fort probable que vous soyez de nouveau sous l’effet du love bombing : livraison de fleurs, de chocolat, de cadeaux de toutes sortes, grandes déclarations et promesses de changement la main sur le cœur.

Attention, danger ! Ouvrez bien les yeux et fermez à jamais votre cœur (et votre smartphone) au prédateur dans votre vie.

Voici les 5 vraies raisons pour lesquelles cette personne perverse narcissique revient dans votre vie.

1. Contrôle ? Vous avez dit contrôle ?

C’est un euphémisme de dire que les pervers narcissiques sont des maniaques du contrôle. Leur seul et unique objectif est de maintenir un maximum de proies sous contrôle. Ils ont besoin de maintenir ce contrôle pour pouvoir se nourrir à volonté de votre personnalité, de vos valeurs et de vos forces vives.

Pour cette raison, quand un pervers narcissique revient, c’est qu’il ne supporte pas de voir sa victime lui échapper et qu’il est prêt à tout pour la retenir. Son seul mode de fonctionnement est d’être dans une relation de destruction et d’exploitation d’autrui.

Les cadeaux, les fausses promesses et même les demandes en mariage qui aboutissent parfois à de vrais mariages ne sont que des « armes » pour faire tomber la victime plus rapidement. Il n’y a aucune sincérité derrière ces actions coup-de-poing et la personne qui succombe au chant des sirènes réalise rapidement qu’elle est de nouveau dans le traquenard du pervers narcissique.

Il manie la gentillesse aussi bien que la cruauté, en fonction des informations que vous lui avez données sur votre sensibilité et sur votre histoire personnelle.

Il peut vous embrasser comme il peut vous gifler. Pour lui, il n’est question que de degré d’efficacité.

La fin justifie toujours les moyens et cette fin est exclusivement dans l’intérêt du pervers narcissique et JAMAIS dans celui de la victime.

Un pervers narcissique est un prédateur. En tant que tel, il ne respectera jamais votre décision de partir, d’être indépendant(e) et maître/maîtresse de votre vie.

2. Sa vie actuelle ne lui convient pas

Oui, même un pervers narcissique peut se retrouver temporairement dans une situation délicate, quelle qu’en soit la nature. Il se peut que la « chance » lui tourne le dos financièrement, matériellement et/ou qu’il se retrouve momentanément à cours de ressources.

Alors, à qui va-t-il s’adresser ? Aux anciennes victimes !Bien que vous ayez opté pour le No Contact, si le PN est vraiment dans une mauvaise passe, il fera tout pour renouer le contact avec vous.

Une fois de plus, cela n’a rien à voir avec vous, votre bonheur ou l’envie de construire un foyer heureux. C’est pour une raison pratico-pratique : une ex est toujours beaucoup plus accessible qu’une nouvelle proie surtout quand il s’agit de lui soutirer des ressources financières et matérielles.

Dans ce cas, le PN jouera plutôt le registre de la sensibilité, animant ainsi le côté « sauveur » des victimes. Qui a envie de materner ce petit être sans défense, abandonné de tous et livré à son sort ? Jouer les pauvres âmes en peine est la spécialité des pervers narcissiques…

Un masque de plus dans leur théâtre de dupes !

3. Vous avez refait votre vie

Tout simplement ! La personne perverse narcissique a appris que vous étiez de nouveau heureux(se), en couple, épanoui(e) et que par conséquent, la page des abus et du harcèlement est définitivement tournée. Comment osez-vous être heureux(se) ? C’est exactement ce que se dit la personne perverse narcissique ! Il est donc temps de faire un retour et de voir s’il est possible de vous briser de nouveau le cœur.

Rappelez-vous, vous n’êtes pas censé(e) profiter des joies de l’existence. Vous devez rester là où la personne PN vous a laissé(e) et pleurer toutes les larmes de votre corps jusqu’à la fin des temps. Le/la PN est votre bouteille d’oxygène. Et la suite logique est qu’il est temps pour lui/elle de remettre en place les mécanismes manipulatoires. Ceci est valable même si le/la PN est également en couple. De plus, étant indisponible, vous devenez beaucoup plus attractif(ve) pour le prédateur.

Le hic, c’est qu’une fois que vous serez retombé(e) dans ses bras, le/la PN va recommencer son cycle infernal et vous abandonner là, KO. Vous comprendrez alors que vous avez été dupé, une fois de plus.

Vous aurez perdu quelqu’un qui vous aimait vraiment et vous n’aurez même pas gagné le PN qui lui, retournera tranquillement dans son nouveau foyer.

4. Il/elle veut se venger

Cela se produit généralement lorsque c’est la personne PN qui a été quittée. Après vous avoir harcelé(e) et face à votre No Contact, elle s’est rétractée… pour mieux préparer son retour. Un pervers narcissique éprouve une besoin compulsif d’avoir raison de tout, de tout le monde, en toutes circonstances. Il lui est impossible de concevoir qu’une de ses victimes ait pu lui dire NON et encore pire, qu’elle ait décidé de le sortir de sa vie.

C’est là que l’on peut constater tout le génie des pervers narcissiques. Ce sont d’excellents comédiens, vous ne verrez JAMAIS sur leur visage ou dans leurs actes (durant cette phase de « reconquête ») toute la fureur et la haine morbide qu’ils éprouvent envers vous. Le masque glisse si vous rompez le No Contact juste le temps de quelques échanges en apparence courtois puis que subitement, vous disparaissez de nouveau et ne donnez plus signe de vie.

Vous risquez d’avoir face à vous un PN très, très en colère et vous verrez forcément son vrai visage et sa véritable intention sera dévoilée. Il ne supportera pas d’être dupé à son tour mais le revers de la médaille est que, poussé dans ses retranchements, il se sente obligé de tenter le tout pour le tout et cela peut engendrer de sérieux désagréments pour la victime.

5. Il veut « terminer le boulot »

Un PN peut revenir pour le simple plaisir d’achever sa victime. Le fait que vous soyez en No Contact prouve que, malgré les abus, il vous reste suffisamment de forces pour regarder de l’autre côté de l’enfer et vous raccrocher à la moindre parcelle de lumière pour quitter les ténèbres de la perversion narcissique. Vous pouvez même vous être complètement rétablie mentalement et être résolument sur la voie de la guérison, vous avez retrouvé un système de valeurs mais vous êtes toujours en rémission.

Le PN va faire son entrée en scène car il connait bien vos faiblesses et votre histoire. Il sait combien de temps vous allez pouvoir tenir sans le rappeler mais au fond de lui, il SENT que vous reviendrez vers lui. Enfin, cela est sans compter sur votre nouvelle résolution qui est de ne pas briser votre No Contact.

Il va donc se rappeler à votre bon souvenir juste pour le plaisir de provoquer – de nouveau – votre chute si vous répondez à son appel. Nous savons qu’il est très difficile de sortir d’une relation de ce type. Alors, il devient évident que la rechute ne peut qu’être fatale, malheureusement. Le PN a une conscience aiguë de cela et revient pour savourer l’infini plaisir de vous avoir brisée, remodelée puis brisée une nouvelle fois.

Restez vigilants !

Le retour du pervers narcissique,  Source de l’article original :  leperversnarcissique.wordpress.com

Quand le Pervers Narcissique reviens …

Trois petits tours et puis revient …

Trois petits tours et puis revient …Trois petits tours et puis revient, ou le retour du pervers narcissique.

.

(Par soucis de facilité d’écriture et de compréhension, la victime sera au féminin et le bourreau au masculin.
Bien évidemment les rôles peuvent s’inverser dans la vie. Nous savons que l’on peut trouver aussi bien des hommes que des femmes pervers narcissiques)

.

Vous avez réussi à vous libérer du pervers narcissique qui empoisonnait vos jours, qui polluait vos nuits. Vous avez rassemblé tout votre courage pour mettre dehors celui que vous aviez accueilli chez vous, pensant naïvement construire une merveilleuse vie de couple.

L’eau a coulé sous les ponts. Ce fût très laborieux au début car le manque de lui a broyé votre ventre, votre esprit, comme peut le faire le manque ressenti pour une drogue que l’on sait pourtant mortelle …

Cette contradiction est difficile à comprendre, difficile à partager.
Qui peut comprendre que l’on désire tant celui, ou celle, qui nous a fait frôler la mort ou la folie?
Qui peut comprendre que peut nous manquer, celui ou celle qui nous terrorisait il y a si peu de temps encore ?

Mais voilà, vous y êtes arrivé, vous avez gagné !

.

Gagné ? En êtes-vous certaine ?

.

Vos sens se sont juste apaisés, la vie a repris doucement son pouvoir, le calme, après la rude tempête qui a bien failli vous engloutir, a été apprécié à sa juste valeur. Et pourtant ….
De nouveaux projets de vie ont vu le jour, un nouveau partenaire de vie s’est peut être présenté à vous … Et pourtant ….

.

Pourtant, un jour tout bascule à nouveau lorsque le manipulateur pervers refait son apparition!

.

Après plusieurs mois voilà le pervers manipulateur qui vous appelle, qui larmoie, qui joue de votre corde sensible, qui stimule votre hyper-empathie, qui vous dit tout ce qu’il vous avait dit tant de fois dans la passé.

Le pervers narcissique qui revient pose sa bouche sur les blessures de votre cœur, et infiltre une nouvelle fois son mortel et pourtant si délicieux venin.

Chacune de vos cellules tressaille d’effroi autant qu’elles vibrent de désir.

C’est un peu comme si le temps de la séparation n’avait pas existé, comme si ce temps de la séparation n’avait eu pour seul objet que d’effacer le souvenir de l’horreur réellement vécue.
.
Cet instant-là est crucial !

.
Le choix fait à cet instant-là déterminera votre avenir.
Arrêtez-vous quelques instants, posez-vous loin de tout et réfléchissez bien à ce que vous allez faire !

Un choix s’offre à vous: Allez-vous une fois encore céder au chant des sirènes, ou allez-vous appliquer ce que l’expérience passée vous a enseigné ?

Vous n’êtes plus la victime ignorante des mécanismes mis en jeux, vous n’êtes plus une oie blanche ! Vous savez!

Vous êtes responsable de vous-même au moment de votre choix.

Tiraillée entre deux désirs contradictoires, j’espère que vous choisirez de tenter de vous protéger de l’influence mortelle du prédateur qui revient gouter à sa proie.

.

Mais que faire …

.
Après 3 mois, PN revient en pleurant ….

.
Maintenant que vous savez qui il est réellement vous pouvez choisir ne pas ouvrir votre porte.

C’est vous, et vous seule qui décidez de votre futur. Votre responsabilité est pleinement engagée!

Vous n’êtes plus l’innocente romantique que vous avez été, vous avez appris par votre expérience personnelle, que vous en soyez consciente ou non.

Prenez vos propres décisions, maintenant !

Vous n’êtes plus « victime  » puisque vous l’avez démasqué dans le passé, vous avez agi en l’éloignant de vous.

Rappelez-vous à quel point il a été difficile de rompre dans le passé …

Une patiente un jour m’a confié que ce qui l’empêchait de reprendre la cigarette était le souvenir de l’immense difficulté qu’elle avait eu à arrêter de fumer …. Et bien dans votre cas c’est pareil.

Nous sommes devant un processus addictif similaire à celui d’une drogue dure.

Rappelez-vous les immenses souffrances afin de trouver au fond de vous-même la force de ne pas replonger.

Vous êtes maintenant « responsable » de vous et (presque) libre de le laisser entrer ou pas une nouvelle fois dans votre vie, pour achever son travail de destruction.
C’est à vous de voir. …

.

Le pervers narcissique qui revient pose sa bouche sur les blessure de votre coeurVotre passé avec cet individu a créé chez vous de multiples traumatismes, en même temps qu’il a été à la source de multiples exaltations.

De le revoir réveille brutalement tous ces éléments archaïques qui fragmentent encore votre psychisme. De revoir cet individu fait se bousculer dans votre corps et dans votre esprit toutes les scènes du passé, sans voir la possibilité de les gérer.

L’état de stupeur provoqué par le retour du manipulateur pervers crée chez sa victime un état d’anxiété extrême qui peut avoir comme conséquences une certaine amnésie des faits, un déni, un sentiment de dépossession de son intégrité psychique et physique, un sentiment d’étrangeté, une impression de détachement en même temps qu’une impression d’attachement viscéral !

Tous les capteurs de désirs s’agitent et perturbent notre tableau de commandes.

Dans cette situation émotionnellement hautement conflictuelle, panique/désir, la victime peut parfois laisser émerger des troubles de l’humeur sous fond dépressif, des dérèglements de sa conduite alimentaires, des moments même où la recherches de composés anesthésiants, comme l’alcool ou les médicaments, semblent pouvoir apaiser le chaos intérieur

Que faire alors ?

  • Évitez coûte que coûte de le voir !
  • Si vous ne pouvez faire autrement que de le rencontrer pour une des raisons imparables qu’il saura mettre en place, ne soyez jamais seule avec lui.
  • Ne lui parlez jamais au téléphone. N’oubliez pas que la parole, le bla-bla, est la plus grande arme du manipulateur pervers !
  • Bloquez son numéro de téléphone, bloquez le sur les réseaux sociaux et résistez vous-même à la tentation perverse de l’entendre…
  • Ne traitez que par écrit et de manière tout à fait factuelle.
  • Tentez de mettre le plus de distance possible entre vous et l’individu qui, je vous le rappelle, est la cause de tant de souffrances passées, qui se trouvent réactivées aujourd’hui.
  • Trouvez des personnes bienveillantes à qui parler du danger, et qui pourront vous apporter leur soutien ainsi que lui faire barrage.
  • Votre vision de la vie a été altérée par la surprise du retour, aussi faites tout ce qui est en votre pouvoir pour la stabiliser et retrouver une croyance en une vie paisible et heureuse !
  • Recherchez en vous des émotions positives éloignées de celles qu’il a pu créer en vous dans la passé.
  • Et n’oubliez jamais que nous sommes dans un « jeu » relationnel. Autrement dit, mon action provoquera une réaction de la part de l’autre. Réfléchissez donc toujours à ce que vous risquez de déclencher.

– Vous êtes devant un choix crucial qui déterminera votre futur –

LE PN PEUT IL ETRE AMOUREUX ?

Question posée aujourd’hui : 

“EST CE QU’UN NARCISSIQUE PEUT ÊTRE AMOUREUX?”

En début de relation, le narcissique donne l’impression d’être très amoureux, et il le croit lui-même!
(Il n’a aucune conscience de son fonctionnement)

EN RÉALITÉ, LE NARCISSIQUE N’EST “AMOUREUX” QUE DE LA BELLE IMAGE (DE LUI-MÊME) RENVOYÉE PAR LE NOUVEAU PARTENAIRE.

En effet, le conjoint du narcissique doit, entre autres, lui servir de FAIRE-VALOIR et de BEAU MIROIR.

Or, comme dans toute relation, la phase de “lune de miel” ne dure qu’un temps.
Ainsi, dès que la période idyllique s’achève, que le partenaire ne l’approuve plus inconditionnellement, ou le contrarie, le narcissique en ressent une frustration intolérable.
C’est alors que le véritable visage du manipulateur, sombre et insatisfait, apparaît.

S’il s’agit d’un narcissique pervers, il ressent le besoin de punir l’autre et de lui faire “payer” l’affront de ce reflet terni.
S’ensuivent les “montagnes russes émotionnelles”, que le vampire fait subir à sa proie, en alternant de plus en plus souvent des comportements contradictoires, incompréhensibles et destructeurs.

CONCLUSION :

Le narcissique, pervers ou non, est incapable de s’intéresser réellement à une autre personne que lui-même.
Il ne s’attache à un conjoint qu’en raison de son UTILITÉ.
Il peut sembler “amoureux”, mais il ne s’agit, en aucun cas, d’amour véritable , juste d’un “enthousiasme” passager, lié à la satisfaction de ses besoins.

L’amour/intérêt d’un narcissique pour son partenaire n’est donc jamais tourné vers ce dernier : le conjoint n’est qu’un miroir/objet à travers lequel le manipulateur tente désespérément de se voir aimable.

Une vaine quête de l’amour de soi, pour cette personnalité sombre et vide…

Article partagé issue de la page Céline Valentin Coaching

 

Continuer la lecture de LE PN PEUT IL ETRE AMOUREUX ?

COMMENT ECHAPPER AUX MANIPULATEURS? COMMENCER PAR REFUSER TOUTE MANIFESTATION D’IRRESPECT et APPRENDRE À ÉCOUTER SES RESSENTIS!

COMMENT ECHAPPER AUX MANIPULATEURS?
COMMENCER PAR REFUSER TOUTE MANIFESTATION D’IRRESPECT et APPRENDRE À ÉCOUTER SES RESSENTIS!

On me pose souvent la question : “Comment détecter un manipulateur, et comment échapper à ce profil toxique?”.

La particularité du narcissique (manipulateur pathologique) étant le soin qu’il accorde à cultiver une image parfaite…il est difficile de l’identifier de prime abord.
L’EMPRISE est toujours amorcée par une PHASE DE SÉDUCTION lors de laquelle le toxique s’attache à se “coller au rêve” de sa proie.
Il apparait donc, dans un premier temps, comme un “prince charmant”, généreux et tourné vers l’Autre qu’il idéalise (puisque l’Autre lui renvoie un reflet valorisant), et dont il parle beaucoup, et en termes élogieux.
Il semble donc très amoureux (en réalité, son narcissisme très bien “nourri” par son nouveau JOUET est temporairement satisfait), et son enthousiasme concernant celui ou celle qui deviendra inévitablement sa victime, lui donne le beau rôle aux yeux de son entourage.
Le manipulateur encense sa nouvelle proie, qui, mise sur un piédestal , se sent flattée d’être l’élue d’un personnage aussi “délicieux”.

C’est la phase de “LUNE DE MIEL”, lors de laquelle rien ne semble pouvoir assombrir l’idylle.

En réalité, dès cette période, des SIGNES d’IRRESPECT et de NON -AMOUR peuvent être perçus par un observateur averti.

La proie, qui la plupart du temps ignore le fonctionnement pathologique du narcissique, réalise que “quelque chose cloche” chez son “prince charmant”, mais repousse aussitôt cette impression.
Totalement galvanisée par l’extrême séduction dont le prédateur sait faire preuve lors de cette période (dite de “FERRAGE”), elle choisit plutôt de s’accrocher à l’ILLUSION qu’elle a rencontré “le partenaire idéal”.
(voir l’article du 4 avril 2015 qui raconte l’insidieuse descente aux enfers de la proie qui pense avoir rencontré un prince charmant).

Or, alors qu’elle se croit pleinement heureuse, la victime du narcissique pervers, insidieusement et progressivement, perd sa joie de vivre.
Si elle n’est pas agressée directement, la COMMUNICATION PARADOXALE s’est mise en place : le manipulateur véhicule sournoisement l’idée qu’il est insatisfait.
A ce moment là, la victime déstabilisée, mais inconsciente du processus, est déjà sous EMPRISE.
Pour la moindre broutille, le narcissique joue à l’homme (ou à la femme) “parfait”, déçu, triste ou contrarié, et PROJETTE systématiquement la faute sur l’autre, voire INVERSE la situation.
Il/elle enfile un masque de victime d’un(e) conjoint “défaillant” ou “fragile”.
La victime, elle, s’accroche au souvenir de la “lune de miel”, lors de laquelle le pervers lui a fait croire qu’elle était “parfaite pour lui”, et elle s’épuise à redevenir “celle qu’elle était”. En réalité , elle n’a pas changé, elle est juste manipulée.
Confuse, elle a perdu son libre arbitre, et pense qu’elle est coupable de tout ce qui ne va pas, s’acharnant à satisfaire son “Roi”.

Semaine après semaine, mois après mois, année après année, la proie du manipulateur pathologique, s’épuise.
Victime de sa violence psychologique insidieuse, elle sombre peu à peu dans le stress, la confusion et la dépression…

Tant qu’elle ne comprend pas qu’elle est victime de MANIPULATION, et ne se révolte pas, le “calme apparent” peut durer des années.
(voir l’article du 22 juin 2016 où sont décrits les différents profis de victimes et leurs réactions possibles face au PN )

L’EMPRISE n’est jamais perçue comme telle par la victime.
Il s’agit d’un processus terriblement sournois, parfois identifié par quelques personnes clairvoyantes de l’entourage de la proie, et dont cette dernière ne prend conscience que lorsqu’elle en est sortie.
(De nombreuses victimes demeurent sous l’EMPRISE d’un prédateur bien après la séparation, c’est pourquoi un travail personnel est utile pour pouvoir y échapper!)

Comme nous avons pu le voir dans mes articles précédents, le narcissique ne choisit pas sa victime par hasard : ce sont ses FAILLES qui permettent au prédateur de planter ses griffes.
L’aliénation n’est possible, que parce que la victime type du PN, ne se fait jamais suffisamment confiance, et a tendance à accorder une place démesurée à “l’Autre”.

Dans toute relation, il est utile :
-de se poser régulièrement des questions telles que : “Est ce que je me sens heureuse, épanouie, moi-même, libre, sereine, en sécurité…
-de se méfier des INCONGRUENCES (décalge entre paroles et actes),
-de prendre en considération ses IMPRESSIONS DÉSAGRÉABLES.
-de refuser tout COMPORTEMENT IRRESPECTUEUX

EXEMPLE DE COMPORTEMENTS INAPPROPRIÉS ET ALARMANTS :

“Lorsque Julie rencontre Roland, elle perçoit immédiatement une dimension sombre chez le narcissique.
En effet, Roland, qui n’est pas immédiatement en phase de séduction, se montre désagréable avec ses enfants et quelques “courtisans”. (Héritier gâté par la vie, et entouré d’une cour, Roland se comporte comme un petit monarque).
Irascible, il se plaint du choix de la table au restaurant (ce n’est pas son choix, donc il est mauvais…), et fait preuve d’un autoritarisme gratuit et inutile avec ses enfants, en leur imposant de commander des plats qu’ils n’aiment pas.
Le contexte est pourtant censé être agréable et détendu, puisque cela se passe au mois d’aout, pendant les vacances.

Julie sent une impression désagréable face à cette attitude (clairement TYRANIQUE), mais elle balaye l’ALERTE.

Quelques semaines plus tard à Paris, alors que la relation de couple est amorcée, elle découvre qu’il sort diner, puis en boite, avec des jeunes filles qui ont la moitié de son âge, et qu’elle n’est pas conviée!

Lorsque Julie s’en étonne, Roland la traite de “jalouse”, INVERSANT la situation et PROJETANT ainsi la faute sur elle.
(la question de fond “est-ce que l’attitude de Roland est apprpriée”, est habilement balayée par un reproche concernant l’attitude de Julie→inversion/comminication paradoxale)

Il est probable que si Julie avait agi de la même manière, Roland l’aurait (très) mal pris.

Or la possibilité que Julie puisse s’organiser une soirée avec de jeunes hommes, sans le convier, ne lui vient même pas à l’esprit!
En effet, le pervers narcissique se croit AU DESSUS DES LOIS, et s’arroge des DROITS que l’Autre n’a pas, tout en lui imposant des DEVOIRS qu’il ne s’impose pas à lui-même!

En septembre, au retour d’un voyage, Roland rapporte à Julie, un collier en métal et perles en plastique …d’une laideur rare.
Lorsqu’elle ouvre le paquet, Julie reste muette, incapable de cacher son incompréhension devant un cadeau aussi incongru.
Sincère, elle avoue qu’elle n’aime pas du tout l’objet.
Roland, vexé, lui assène alors :”Tu es décidément “difficile à contenter”, si cela ne te plait pas, je le donnerai à ma femme de ménage”.

Une manière insidieuse de projeter la faute sur Julie (“difficile à contenter”) et de RABAISSER sa compagne, qu’il place au même niveau que son EMPLOYÉE

Julie, humiliée, a la présence d’esprit de demander pourquoi il ne pense pas plutôt à offrir ce “joli cadeau” à sa mère ou à sa soeur.
Elle réalise confusément que “quelque chose cloche”, et qu’il ne s’agit pas seulement d’une erreur d’appréciation de la part de son compagnon.

FOU DE RAGE d’ÊTRE MIS EN CAUSE, et de voir son fonctionnement démasqué, Roland, INCAPABLE DE SUPPORTER LA CRITIQUE, quitte le domicile de Julie, et la PUNIT en ne se manifestant plus (et en ne répondant pas au téléphone) pendant 48 heures.

La jeune femme est déstabilisée par ce comportement incohérent, et c’est elle qui se remet en cause (plus que de raison donc…), en se reprochant d’avoir été trop sincère et exigeante.

En octobre, Julie et Roland sont invités chez la soeur du pervers.
A la question d’un des invités qui demande depuis combien de temps ils se fréquentent, Roland répond : “Depuis deux mois, “elle” est encore en PÉRIODE D’ESSAI”.

Cette fois, le sang de Julie se glace, elle se sent mortifiée; mais voulant éviter un esclandre, elle ravale ses protestations.
Lorsqu’après le diner, elle lui fait remarquer son irrespect, il lui répond “qu’elle n’a pas d’humour”, et lui fait à nouveau la tête pendant 48 heures pour la PUNIR de sa remarque.

Julie découvre quelques années plus tard qu’il s’agit de “DÉNIGREMENT SOUS COUVERT D’HUMOUR”, un mécanisme très utilisé par les pervers qui pratiquent la “COMMUNICATION PARADOXALE”. (article du 25 septembre 2016)

Julie a vécu des dizaines d’épisodes comme ceux-là, dès les premières semaines de sa relation avec le narcissique!
Dénigrements, punitions, humiliations, menaces, intimidations, règles différentes pour elle et pour lui, ont très vite, fait partie des mécanismes utilisés par Roland.
Une manière de tenter de mettre Julie dans une situation d’infériorité (d’employée éjectable) , et de la conditionner à le craindre en la punissant à chaque révolte.
Un fonctionnement typique du PN, qui sombre dans l’angoisse lorsqu’il ne parvient pas à CONTRÔLER et DOMINER ses proches. (voir l’article du 22 avril 2015 sur les punitions du PN)

→ C’est la multiplication des comportements et propos irrespectueux d’une personne envers une autre, et son incapacité à se remettre en question, qui montre qu’il s’agit réellement d’un contexte toxique, et non d’un malentendu isolé.

Pourtant, Julie choisit d’ignorer ces ALERTES INNOMBRABLES.

Elle reste sous l’EMPRISE de Roland pendant trois ans, et comme dans toute relation avec un manipulateur pathologique, la situation ne cesse de se dégrader.
La dernière année de leur relation, Roland ajoute la brutalité physique à la violence psychologique, pour tenter de dresser sa compagne, et BRISER sa rebellion.

Après la rupture, Julie, exsangue, met des mois à sortir de l’EMPRISE et à se reconstruire.

Quelques années plus tard, grâce à un profond travail personnel, la prise de conscience des manipulations et maltraitances constantes de Roland, est un véritable choc pour la jeune femme.
Sa consternation devant l’acceptation dont elle a fait preuve, est l’illustration d’une reprogrammation profonde, et de sa renaissance à elle-même.”

Le fonctionnement délétère d’un narcissique pervers ne peut perdurer que parce la victime contribue aux INTERACTIONS.

Au début d’une relation, il s’agit donc d’être prudent, et de ne pas s’illusionner trop rapidement sur une entente “idyllique”.
Prendre le temps de vérifier que les actes et les paroles de l’autre sont cohérents, apprendre à écouter ses ressentis, vérifier que la relation est basée sur une véritable réciprocité, refuser tout acte ou propos irrespectueux… bref prendre un peu de temps et de recul, permet de ne pas se laisser happer par un toxique.

Il est possible de travailler sur sa capacité à se faire confiance, et à dire “non”.
Il est possible d’apprendre à s’aimer “mieux”: il suffit de le vouloir vraiment, et de s’engager dans un travail dans ce sens.

Cela en vaut la peine : n’oublions jamais que le RESPECT ne se réclame pas, il s’impose; que l’amour de soi est le meilleur rempart contre les manipulateurs, mais aussi le meilleur moyen de cultiver son bonheur…

CELINE VALENTIN COACHING PARIS

QU’EST CE QUE L’EMPRISE ? -Comment se met-elle en place? -Comment fonctionne-t-elle? -Comment y échapper?

QU’EST CE QUE L’EMPRISE ?
-Comment se met-elle en place?
-Comment fonctionne-t-elle?
-Comment y échapper?

L’EMPRISE désigne à la fois la DOMINATION psychologique d’une personne sur une autre, et la SOUMISSION de cette dernière, réduite à l’état d’OBJET…

Il s’agit donc d’une forme de « relation malade », « asymétrique », qui s’établit au moyen de statégies et MANIPULATIONS de la part du « dominant » sur le « dominé ».

L’EMPRISE peut être plus ou moins insidieuse et visible de l’extérieur.

Certains manipulateurs très habiles à entretenir une bonne image, comme les pervers narcissiques, exercent une emprise très sournoise. Le pervers narcissique exerce une violence psychologique que même l’entourage le plus proche ne parvient pas toujours à déceler.
L’EMPRISE DU PN est celle dont les victimes ont le moins conscience, et celle dont il est, par conséquent, le plus difficle à échapper.

C’est pourquoi, les pervers enchaînent impunément la destruction de plusieurs conjoints, sans que le crime soit identifié comme tel.

Une « personne sous emprise » peut être un homme, une femme, un enfant. L’agresseur qui exerce l’emprise peut être un conjoint, un ami, un parent, un gourou…

La relation d’emprise peut aussi concerner un groupe, une institution…mais nous nous attacherons ici aux interactions entre deux individus, dans une relation de couple avec un pervers narcissique.

L’EMPRISE :
1/Séduction
2/déstabilisation et conditionnement
3/destruction

1/ Séduction

Il est essentiel de comprendre que l’EMPRISE ne peut se mettre en place sans SÉDUCTION.
Pendant la phase de séduction, la proie croit à l’illusion d’une relation idyllique, elle pense avoir rencontré le « prince charmant ».
En effet, dans un premier temps, le manipulateur pathologique se colle « aux rêves » de sa proie.
(voir l’article du 4 avril 2015 concernant l’insidieuse descente aux enfers de la proie qui pense avoir rencontré un prince charmant et l’article du 21 mai 2015 sur le PN qui est un « caméléon »).

2/Déstabilisation-Conditionnement

Cette phase de SÉDUCTION précède celle où la victime, soumise quotidiennement à des micro-agressions (voir l’article du 25 avril 2017 « comment échapper aux manipulateurs »), perd progressivement confiance en elle.
Cette deuxième étape peut durer des années (parfois des dizaines, parfois toute une vie…).
La proie a rarement conscience de ce qu’elle vit, elle continue à se croire libre tout en se sentant de plus en plus confuse et dévitalisée.
Victime d’intimidations et de communication paradoxale, elle est conditionnée à culpabiliser, et à répondre immédiatement aux injonctions (explicites ou non) du manipulateur .
Elle perd progressivement son libre arbitre, et craint tant de « mal faire », qu’elle trébuche sans arrêt, ce qui donne au prédateur l’occasion de pointer ses erreurs.
Soumise à une alternance d’agressions et de séduction (chaud-froid/montagnes russes émotionnelles), sa capacité à réfléchir avec clairvoyance est progressivement anesthésiée.

Ses défenses tombent.

(RAPPEL→Dans une relation « saine », lorsqu’une personne se sent malmenée par une autre (que ce soient des agressions psychologiques ou physiques), elle se révolte, et parvient à poser des limites.
Dans une RELATION D’EMPRISE, la personne agressée ne parvient plus à réagir.)

Ses sensations, ses émotions « s‘effacent », au profit de celles du bourreau (homme ou femme).
Ce qui est « bon » ou « bien » pour lui, devient peu à peu, ce qui est « bon » ou « bien » pour elle.

Elle se sent incapable de résister ou de discuter, et ne parvient pas à percevoir qu’il s’agit de maltraitance.
Or la violence psychologique en est une terrible.

Ayant perdu sa liberté sans en avoir conscience, la personne sous emprise, victime d’intimidations constantes, est « programmée » pour ne pas déplaire au manipulateur pervers. Elle vit dans la PEUR des représailles : un regard, un geste, le ton de la voix du bourreau, constituent pour la victime, des « signaux » auxquels elle répond au quart de tour.

Nous avons tous autour de nous des personnes qui semblent libres, heureuses et épanouies, mais qui vivent dans la crainte pemanente de ne pas « être à la hauteur », de « mal faire », de « déplaire », de « contrarier » leur conjoint manipulateur destructeur.
Il ne s’agit pas d’une inquiétude légère, mais bien de TERREUR.

Dans le cas d’une proie sous l’emprise d’un pervers, cette terreur de mal faire, cette sensation d’être défaillante et coupable, mène à la dévitalisation (elle perd son énergie et sa joie de vivre), voire à la dépression et/ou au suicide.

La personne sous l’emprise d’un PN n’est jamais, au départ, une « victime faible», mais au contraire une personnalité débordante d’énergie, qui a beaucoup à offrir (voir la vidéo du 25 juin 2016).
Le pervers se « nourrit » de tout ce qu’il peut absorber comme ressources et qualités (dont il ne dispose pas), tout en manoeuvrant pour faire croire à son conjoint qu’il est « mauvais », « défaillant », « décevant ».
Ce que la victime finit par croire sincèrement, tout en accordant au manipulateur des qualités qu’il est loin de posséder. (la perversion est une inversion de la réalité)
Elle finit par croire que son bourreau est le centre de son monde, et que sans lui, « elle n’est rien ».
Elle est INFANTILISÉE et demande la permission pour tout : elle ne se fait plus confiance, et vit dans la crainte de ne pas « être à la hauteur ».

La victime sous emprise n’a, non seulement, pas conscience que les limites protègeant son bien-être sont dépassées, MAIS ELLE AGIT À L’ENCONTRE DE SES INTÉRETS.

EXEMPLE :
Le cas de Jacqueline Sauvage est un parfait exemple de victime sous l’emprise d’un malade mental, qui a agi à l’encontre de ses intérêts.
Victime de « décervelage », elle n’a n’a jamais porté plainte contre son mari tyranique, pervers et incestueux.
Elle n’a pas osé, incapable de protéger ses propres enfants, et de s’opposer à lui.
Conditionnée à considérer les règles du pervers comme « la Loi », elle n’a pas réalisé, que son mari était un criminel, et que la Justice pouvait la protéger.
Les règles imposées à huis-clos par le pervers ont primé sur le bon sens le plus élémentaire.
(Dans une relation d’emprise avec un pervers, la victime ne sait plus réfléchir intelligemment → on parle de « décervelage ».)
Terrorisée, Jacqueline Sauvage a préféré tuer son bourreau de trois balles dans le dos, plutôt que de devoir affronter son regard !
Ce qui l’a évidemment désservi pendant le procès.

C’est la raison pour laquelle l’entourage de la victime s’agace souvent de son engourdissement, et de son aveuglement.
Certaines (nombreuses) vont jusqu’à prendre la défense de leur bourreau, et lui trouvent des excuses, endossant la responsabilté de tous les dysfonctionnements. (« Il est fatigué, je l’ai énervé, c’est de ma faute, il a des soucis au travail, il est « gentil » dans le fond… ».)
Ce qui paraît « fou », mais illustre parfaitement la notion d’EMPRISE…

Ainsi, on peut parler de RÉIFICATION.
L’agresseur agit afin de garder sa proie à sa disposition, sans considération pour son individualité. Le but étant de la soumettre afin qu’elle soit conditionnée à répondre à ses seuls besoins.
Elle est considérée comme un instrument, un objet utile.

Le manipulateur qui est un PRÉDATEUR, parvient à atteindre sa proie en activant des FAILLES qui sont différentes d’une personne à une autre. (voir l’article du 21 mais 2015 sur le PN qui est un « caméléon »).

Tant que la proie du PN
-lui est soumise (même si cela ne se voit pas de l’extérieur)
-sert ses intérêts,
-répond à ses besoins,
-lui renvoie l’image qu’il souhaite,
-lui sert de faire-valoir … l’EMPRISE peut durer des dizaines d’années, voire toute une vie.

3/ Destruction

Dès lors que la victime commence
-à sortir de son engourdissement,
-à remettre en question le fonctionnement de la relation,
-à tenter d’exister par elle-même,
-à se révolter pour échapper à son bourreau et sortir de l’EMPRISE… la phase de DESTRUCTION se met en place.

Cette phase est une épreuve atroce pour la victime du PN, car ce dernier fait alors éclater sa cruauté et son sadisme.
On parle de RAGE NARCISSIQUE.
Incapable de supporter une image altérée de lui-même, le pervers devient fou de rage, et s’acharne à détruire le « mauvais miroir ».

–>Beaucoup de victimes qui craignent inconsciemment cette cruauté, ne parviennent jamais à retrouver leur libre arbitre.

AINSI L’EMPRISE PEUT PERDURER APRÈS UNE SÉPARATION ; ET CELA N’EST PAS RARE, BIEN AU CONTRAIRE.

Après une rupture avec un PN, il s’agit :
-de COUPER TOUT CONTACT, et de FUIR s’il n’y a pas d’enfants ou d’intérêts communs, ou
-de CONTRE-MANIPULER si nécessaire pour avoir la paix,
-MAIS EN AUCUN CAS, DE DEMEURER DANS LA SOUMISSION ET LA PEUR de son ex-conjoint le restant de ses jours!!

Les exemples de victimes restées sous emprise bien après la séparation, sont malheureusement aussi nombreuses que celles qui parviennent réellement à y échapper…

Elles expriment la peur de «contrarier » leur ex-conjoint(e).
Elles préfèrent « être en bons termes », « ne pas faire d’histoires »…
Même si c’est au prix de leur liberté, de la reconquête de la confiance et de l’amour de soi, et de la capacité à s’affirmer.

-Comme Agathe 32 ans, abusée sexuellement par son oncle entre l’âge de 9 et 13 ans, mais qui ne l’a pas dénoncé, et continue à le cotoyer aux repas de famille.

-Comme Cléa, 45 ans, qui 10 ans après sa séparation, continue à prendre la défense de son ex mari pervers, lui demande la « permission » pour tout ce qui concerne leurs enfants, « like » tous ses posts sur Facebook comme une groupie, et se précipite pour lui acheter un cadeau de naissance, lorsque sa nouvelle proie accouche.

-Comme Sylvie (70 ans), qui trois décennies après son divorce, rend visite 2 fois par semaine à son ex mari (PN accompli) lorsqu’il est malade, et lui fait ses cartons sous ses réflexions dénigrantes lorsqu’il déménage.

De l’extérieur, la tentation de s’agacer, et de les abandonner à leur sort est grande.

On ne peut, en effet, ni sauver une personne sous emprise malgré elle, ni faire le travail nécessaire à la libération, à sa place !

Cependant, on peut essayer de lui ouvrir les yeux, de la soutenir, de lui donner l’envie d’y échapper, et de se battre pour s’en sortir…

IL EST D’AUTANT PLUS UTILE (ESSENTIEL) DE FAIRE UN VÉRITABLE TRAVAIL POUR ÉCHAPPER À L’EMPRISE, QUE LE RISQUE DE RETOMBER DANS LE MÊME SCHÉMA RELATIONNEL EST GRAND.

–>En effet, celles qui n’ont pas bien « compris », ni assimilé qu’il s’agissait de manipulation et de violence psychologique, celles qui « minimisent » la gravité des maltraitances subies, ont plus de risques de retomber dans d’autres relations abusives et maltraitantes.

Dans une relation d’emprise avec un PN, sans un travail profond pour comprendre les mécanismes auxquels on a pu être soumis, sans un exercice visant à identifier ses FAILLES, et un cheminement destiné à les guérir (du moins en partie), ces fragilités demeurent de magnifiques opportunités offertes aux toxiques qui rodent !

Il ne leur suffira que de planter leurs griffes dans ces fêlures, pour se nourrir, comme des parasites.

–>Avec un peu de distance et de recul, les victimes d’emprise qui parviennent à y échapper, sont toujours stupéfaites de constater qu’elles ont vécu PLUSIEURS relations abusives dans plusieurs domaines de vie (sentimental, professionnel, amical…).

Il faut beaucoup de courage et d’intelligence pour s’atteler à un travail thérapeutique, mais il est SALVATEUR et LIBÉRATEUR à long terme.

Cette démarche permet une vraie « reprogrammation » et donc une véritable « renaissance ».
C’est à ce prix qu’on echappe définitivement aux schémas délétères.

Encore une fois : nous ne sommes pas responsables de tout ce qui nous arrive, mais nous sommes responsables de ce que nous en faisons !

…CELINE VALENTIN

LE PERVERS NARCISSIQUE REND L’AUTRE FOU, C’EST POURQUOI IL S’AGIT DE PRENDRE SES RESPONSABILITÉS, ET DE FUIR POUR ÉCHAPPER AUX INTERACTIONS.

LE PERVERS NARCISSIQUE REND L’AUTRE FOU, C’EST POURQUOI IL S’AGIT DE PRENDRE SES RESPONSABILITÉS, ET DE FUIR POUR ÉCHAPPER AUX INTERACTIONS.

« Le mouvement pervers narcissique est une façon organisée de se défendre de toutes douleurs ou contradictions internes et de les expulser pour les faire couver ailleurs, tout en se survalorisant, tout cela aux dépens d’autrui et non seulement sans peine mais avec jouissance.»
(Paul-Claude Racamier « Les perversions narcissiques »)

De l’extérieur, le pervers narcissique semble absolument « normal », sans aucun signe de « maladie mentale » : une personne parfaitement intégrée socialement et professionnellement, souvent charmante et agréable, qui se comporte et s’exprime sans qu’il y ait matière à s’étonner.

Pour l’entourage, même proche, il est quasiment impossible de déceler le trouble du PN.
Séducteur et charmant dès qu’il se retrouve en public, il l’est aussi avec sa victime le temps de la « lune de miel ».
Or, dès que cette période est révolue, que sa proie ne lui renvoie plus une image aussi parfaite de lui-même, qu’elle le contrarie, ou ose remettre en question ses « règles », le visage du manipulateur se transforme.
Incapable de supporter la moindre frustration, il devient alors sombre et dénigrant.
Toujours à huis clos.
Sa capacité à alterner rapidement ses deux visages est extrêmement déstabilisante pour la proie qui vit sur des montagnes russes.

Le PN s’entoure d’une cour qui lui est tout acquise, et dont les courtisans complices ou crédules, banalisent toutes les transgressions du toxique (voir article du 28 avril 2016).
La proie se retrouve coupée des seules personnes capables de voir clair dans le jeu du manipulateur : ce dernier s’arrange en effet pour éloigner les personnalités sincères et clairvoyantes de leur entourage.
Ceux qui demeurent ne peuvent donc imaginer que l’affableDocteur Jekyll puisse devenir un Mister Hyde lorsqu’il n’y a plus de témoins.
S’il se montre irrespectueux avec sa proie en public, le PN s’arrange toujours pour garder le « beau rôle » et camoufle ses dénigrements sous un humour limite.
L’épisode est alors banalisé, et balayé d’un revers de main par ceux qui demeurent dans le sillage de cette personnalité au fonctionnement malade.

RAPPEL :
C’est la MULTIPLICATION des comportements délétères, et l’ACCUMULATION des micro-agressions, qui montre qu’il s’agit d’un fonctionnement pervers, et non d’un acte isolé.
Le manipulateur pathologique n’a aucune conscience de son trouble.
La personnalité narcissique malveillante MANIPULE ET DÉTRUIT COMME ELLE RESPIRE.
Sans empathie, elle fait souffrir l’autre sans s’émouvoir, et dans le cas de la personnalité narcissique ET perverse, la souffrnace infligée lui permet de se sentir exister et d’en JOUIR.

EXEMPLES de situations susceptibles de “rendre l’autre fou” :

1/

Sophie qui s’interroge sur la fidèlité de son mari Hervé depuis des années, et se fait taxer de « folle jalouse » par le manipulateur dès qu’elle lui fait part de ses doutes.
Conditionnée à culpabiliser, Sophie finit toujours par s’excuser, et à promettre de ne plus importuner son compagnon qui prend des airs outragés.
Après ces épisodes, Hervé abuse de la gêne qu’il a réussi à provoquer chez sa femme, et il lui fait payer l’insolence de l’avoir soupçonné. Il profite de son embarras pour lui imposer des comportements abusifs, et des pratiques sexuelles qu’elle n’apprécie pas.

Hervé « punit » sa femme de ne pas le voir « parfait », à l’instar de l’image infaillible qu’il veut avoir de lui-même.

Hervé est un homme malveillant qui n’hésite jamais à pointer les défaillances « des autres », et à se poser en référent du bien, du mal, et de la vérité.

Ainsi, lorsque Sophie, le prend en flagrant délit avec une autre, il ne reconnaît aucune erreur, et accuse sa femme d’être responsable de sa tromperie ! La faute est projetée sur Sophie.
Elle est accusée « de ne pas être assez douce et gentille », « de ne pas le satisfaire sexuellement », « de l’avoir poussé à la tromper »…

Hervé utilise massivement ses mécanismes de défense pour demeurer « irréprochable » à ses propres yeux.
Il « ne peut » se voir tel qu’il est : fourbe, menteur, lâche, pervers, brutal, irrespectueux, maltraitant… (la liste est encore longue).
Il INVERSE la situation, et projette sur Sophie ses défauts, pulsions, désirs… qu’il ne peut reconnaître.
Hervé attribue à Sophie ses propres caractéristiques. (IDENTIFICATION PROJECTIVE)

Sophie arrive en consultation déboussolée : elle est en proie à un doute épuisant, et à la confusion la plus profonde.
Sophie a fini par CROIRE RÉELLEMENT qu’elle est responsable du dysfonctionnement du couple.
Elle a perdu son libre arbitre et sa capacité à réfléchir avec clairvoyance.
Sous EMPRISE depuis de nombreuses années, elle a fini par assimiler les élucubrations d’Hervé comme étant la RÉALITÉ.
Sophie a été CONDITIONNÉE par le pervers narcissique à ne plus avoir aucun jugement critique, ni réactions affectives appropriées.
Sophie est victime de DÉCERVELAGE.
En intéragissant plusieurs années avec ce mari pervers, Sophie a été contaminée par le système.

2/

Cécile 45 ans, dont le père Roger, est un pervers narcissique accompli de 70 ans, est l’ainée des quatres enfants adultes de Roger.
Elle a osé s’élever contre son père qui a détruit ses deux épouses et manipulé ses enfants et son entourage depuis toujours.
La famille de Roger sait désormais “qui” il est.
Son trouble est flagrant depuis qu’il ne peut plus s’appuyer sur une excellente situation professionnelle, et un pouvoir matériel certain, pour faire ILLUSION.

Sa cour est désormais constituée de personnes sur lesquelles il n’aurait jamais daigné baisser les yeux auparavant : ses “amis fidèles” ont disparu, et l’entourage, autrefois flamboyant, est devenu la “cour des miracles”.
Cécile a osé s’opposer à son père, dénoncer ses comportements pervers, et couper les ponts.
La rebellion de Cécile est insupportable pour Roger.
Il a toujours considéré ses femmes et ses enfants comme des POSSESSIONS qui lui devaient soumission et respect. (Sans envisager une seconde, que la réciprocité en matière de respect puisse exister…).
Cécile qui lui renvoie une image désastreuse (mais réaliste…) de lui-même, suscite une haine qu’il ne contient plus.
Il lui envoie un SMS :

“Je te savais malade, mais pas à ce point. Tu m’accuses de tous les maux qui sont les tiens. Change de psy. Tu es née conne et tu mourras conne, détestée de tout le monde y compris de tes enfants.”

Ce délicat message (…) qui illustre à peu près tous les mécanismes pervers (transgression, clivage, déni, projection, disqualification, culpabilisation, menace…) est une INVERSION totale de la réalité, puisque c’est bien Roger et non Cécile, qui a un trouble de la personnalité, et qui a fait le vide autour de lui!

Si Cécile n’avait pas travaillé sur la “reprogrammation”, qui lui a permis d’apprendre à se mettre au coeur de sa vie, à gagner en confiance, en estime et en affirmation, elle n’aurait pas été capable d’appréhender cet épisode avec autant de distance.
Elle n’aurait pas perçu la manipulation inouie derrière ce message haineux, et aurait été déstabilisée, blessée, voire anéantie, par les mots d’un père qui lui a servi de reférent toute son enfance…

CONCLUSION :

Capable de nier la réalité face à une preuve irréfutable, le pervers est un tyran faux et destructeur, qui bafoue toutes les règles que les personnes seulement névrosées se posent en général.
Jouissant d’un pouvoir démesuré sur celui ou celle qu’il parvient à mettre sous emprise, le manipulateur s’acharne à emmêler la pensée de sa victime dans un fatras de considérations folles.
Brouiller la communication, en s’attachant à la forme (et pas au fond), trouver des parades pour faire dévier la conversation sur des considérations affectives (“tu vois , tu ne maimes pas”), évoquer un autre sujet qui n’a rien à voir, tourner les talons, refuser le dialogue (en arguant “que ce n’est pas le moment”, “pas la priorité”…), regarder ailleurs en chantonnant…etc, autant de tactiques verbales et non verbales (communication perverse), qui permettent au manipulateur destructeur de ne JAMAIS faire face à ses comportements inacceptables.
Il en est incapable.
Ses mécanismes de défenses, contribuent à le maintenir dans un état limite, invisible de l’extérieur, et cependant très proche de la folie.
Pour le pervers, l’Autre n’est qu’un OBJET (d’abord miroir/faire-valoir, puis poubelle psychique/paillasson/bouc-émissaire) qui n’a pas d’identité propre.
Cet objet n’est intéressant que tant qu’il est UTILE.
Pour le maintenir dans un état de SOUMISSION, le pervers utilise des mécanismes qui progressivement coupent sa victime de la REALITÉ.
Elle n’a plus conscience de ce qui est juste ou pas, bon ou mauvais pour elle.

Les intéractions avec un PN entraînent donc la proie dans une spirale infernale où elle croit devenir folle.
Si elle ne sombre pas dans un état de sidération inquiétant, elle peut basculer dans la violence qu’elle dirige contre son bourreau ou contre elle-même.
(Ce qui permet au manipulateur de prouver sa “fragilité psychologique”.)

Noyée dans un système dans lequel elle intéragit EN RAISON DE SES PROPRES FAILLES, elle ne parvient pas « à lâcher », et à échapper à la relation.
Elle y demeure, entre colère, confusion, tristesse et ruminations, essayant de se convaincre ponctuellement qu’elle « se fait des idées ».

INSIDIEUSEMENT PLONGÉE DANS UN ÉTAT QUASI SCHIZOPHRÉNIQUE , LA VICTIME DU PN SE RETROUVE PORTEUSE DE SA FOLIE.

Racamier (Psychiatre psychanalyste, “Les perversions narcissiques”) est le premier à avoir dit : “cette pathologie est chez l’un, mais s’exprime chez l’autre”.

A l’instar de Cécile qui appris à se faire confiance, et à rejeter les manoeuvres malsaines de son père, il est utile de travailler sur ses FAILLES lorsqu’on a vécu une relation avec un manipulateur malveillant.

Que ce soit un parent ou un conjoint.

Les blessures d’enfance font le lit de la relation perverse, et il est INDISPENSABLE de se remettre en question et d’envisager un travail sur soi, lorsqu’on a intéragi avec un pervers.
Il est d’ailleurs courant que le schéma relationnel délétère se répète lorsque la victime ne prend pas conscience du caractère extrèmement malsain de ce qu’elle vit, ou a vécu.

Accepter qu’on ait pu prendre part à la folie du fonctionnement pervers, afin de pouvoir s’en extirper de la manière la plus consciente possible, est la clé de la libération.
Continuer à intéragir dans des relations toxiques et perverses, lorsqu’on les a identifiées comme telles, signifie donc être responsable de son propre malheur.
En effet, une personnalité perverse ne change pas (il s’agit d’une structure et non d’un trait de caractère), et c’est à celui qui a accepté ce fonctionnement un temps, de se remettre en question.
La victime, généralement seulement névrosée, est capable de ce travail d’introspection… même s’il faut beaucoup de courage et d’intelligence pour entreprendre cette démarche libératoire.

Le processus, largement facilité par un accompagnement en séance, permet aux anciennes victimes de clarifier leur situation, d’identifier leurs forces et leur fragilités, et de travailler sur une sorte de résurrection.
Petit à petit la victime sort de la prison psychique dans laquelle elle a été enfermée, et échappe à l’ingrat statut de victime/complice, pour redevenir elle-même.

Dans le cas d’une relation perverse, le travail d’accompagnement doit être adapté à cette problématique spécifique.

C’est ce que je propose, en associant une approche psychanalytique et un processus dynamique de coaching.
Si à moyen terme, l’objectif est une véritable renaissance, à court terme, (dès les premières séances) la personne accompagnée ressent un mieux-être précieux au quotidien.

« Si la folie existe plus qu’on ne veut bien le croire ou le dire, si elle se dérobe au discernement sous de fausses apparences de normalité, il est néanmoins possible de la repérer, de s’en protéger, et de s’en dégager ».
(Saverio Tomasella « La folie Cachée »)

 

 

PAR CELINE VALENTIN