Quand le Pervers Narcissique reviens …

Trois petits tours et puis revient …

Trois petits tours et puis revient …Trois petits tours et puis revient, ou le retour du pervers narcissique.

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(Par soucis de facilité d’écriture et de compréhension, la victime sera au féminin et le bourreau au masculin.
Bien évidemment les rôles peuvent s’inverser dans la vie. Nous savons que l’on peut trouver aussi bien des hommes que des femmes pervers narcissiques)

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Vous avez réussi à vous libérer du pervers narcissique qui empoisonnait vos jours, qui polluait vos nuits. Vous avez rassemblé tout votre courage pour mettre dehors celui que vous aviez accueilli chez vous, pensant naïvement construire une merveilleuse vie de couple.

L’eau a coulé sous les ponts. Ce fût très laborieux au début car le manque de lui a broyé votre ventre, votre esprit, comme peut le faire le manque ressenti pour une drogue que l’on sait pourtant mortelle …

Cette contradiction est difficile à comprendre, difficile à partager.
Qui peut comprendre que l’on désire tant celui, ou celle, qui nous a fait frôler la mort ou la folie?
Qui peut comprendre que peut nous manquer, celui ou celle qui nous terrorisait il y a si peu de temps encore ?

Mais voilà, vous y êtes arrivé, vous avez gagné !

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Gagné ? En êtes-vous certaine ?

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Vos sens se sont juste apaisés, la vie a repris doucement son pouvoir, le calme, après la rude tempête qui a bien failli vous engloutir, a été apprécié à sa juste valeur. Et pourtant ….
De nouveaux projets de vie ont vu le jour, un nouveau partenaire de vie s’est peut être présenté à vous … Et pourtant ….

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Pourtant, un jour tout bascule à nouveau lorsque le manipulateur pervers refait son apparition!

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Après plusieurs mois voilà le pervers manipulateur qui vous appelle, qui larmoie, qui joue de votre corde sensible, qui stimule votre hyper-empathie, qui vous dit tout ce qu’il vous avait dit tant de fois dans la passé.

Le pervers narcissique qui revient pose sa bouche sur les blessures de votre cœur, et infiltre une nouvelle fois son mortel et pourtant si délicieux venin.

Chacune de vos cellules tressaille d’effroi autant qu’elles vibrent de désir.

C’est un peu comme si le temps de la séparation n’avait pas existé, comme si ce temps de la séparation n’avait eu pour seul objet que d’effacer le souvenir de l’horreur réellement vécue.
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Cet instant-là est crucial !

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Le choix fait à cet instant-là déterminera votre avenir.
Arrêtez-vous quelques instants, posez-vous loin de tout et réfléchissez bien à ce que vous allez faire !

Un choix s’offre à vous: Allez-vous une fois encore céder au chant des sirènes, ou allez-vous appliquer ce que l’expérience passée vous a enseigné ?

Vous n’êtes plus la victime ignorante des mécanismes mis en jeux, vous n’êtes plus une oie blanche ! Vous savez!

Vous êtes responsable de vous-même au moment de votre choix.

Tiraillée entre deux désirs contradictoires, j’espère que vous choisirez de tenter de vous protéger de l’influence mortelle du prédateur qui revient gouter à sa proie.

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Mais que faire …

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Après 3 mois, PN revient en pleurant ….

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Maintenant que vous savez qui il est réellement vous pouvez choisir ne pas ouvrir votre porte.

C’est vous, et vous seule qui décidez de votre futur. Votre responsabilité est pleinement engagée!

Vous n’êtes plus l’innocente romantique que vous avez été, vous avez appris par votre expérience personnelle, que vous en soyez consciente ou non.

Prenez vos propres décisions, maintenant !

Vous n’êtes plus « victime  » puisque vous l’avez démasqué dans le passé, vous avez agi en l’éloignant de vous.

Rappelez-vous à quel point il a été difficile de rompre dans le passé …

Une patiente un jour m’a confié que ce qui l’empêchait de reprendre la cigarette était le souvenir de l’immense difficulté qu’elle avait eu à arrêter de fumer …. Et bien dans votre cas c’est pareil.

Nous sommes devant un processus addictif similaire à celui d’une drogue dure.

Rappelez-vous les immenses souffrances afin de trouver au fond de vous-même la force de ne pas replonger.

Vous êtes maintenant « responsable » de vous et (presque) libre de le laisser entrer ou pas une nouvelle fois dans votre vie, pour achever son travail de destruction.
C’est à vous de voir. …

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Le pervers narcissique qui revient pose sa bouche sur les blessure de votre coeurVotre passé avec cet individu a créé chez vous de multiples traumatismes, en même temps qu’il a été à la source de multiples exaltations.

De le revoir réveille brutalement tous ces éléments archaïques qui fragmentent encore votre psychisme. De revoir cet individu fait se bousculer dans votre corps et dans votre esprit toutes les scènes du passé, sans voir la possibilité de les gérer.

L’état de stupeur provoqué par le retour du manipulateur pervers crée chez sa victime un état d’anxiété extrême qui peut avoir comme conséquences une certaine amnésie des faits, un déni, un sentiment de dépossession de son intégrité psychique et physique, un sentiment d’étrangeté, une impression de détachement en même temps qu’une impression d’attachement viscéral !

Tous les capteurs de désirs s’agitent et perturbent notre tableau de commandes.

Dans cette situation émotionnellement hautement conflictuelle, panique/désir, la victime peut parfois laisser émerger des troubles de l’humeur sous fond dépressif, des dérèglements de sa conduite alimentaires, des moments même où la recherches de composés anesthésiants, comme l’alcool ou les médicaments, semblent pouvoir apaiser le chaos intérieur

Que faire alors ?

  • Évitez coûte que coûte de le voir !
  • Si vous ne pouvez faire autrement que de le rencontrer pour une des raisons imparables qu’il saura mettre en place, ne soyez jamais seule avec lui.
  • Ne lui parlez jamais au téléphone. N’oubliez pas que la parole, le bla-bla, est la plus grande arme du manipulateur pervers !
  • Bloquez son numéro de téléphone, bloquez le sur les réseaux sociaux et résistez vous-même à la tentation perverse de l’entendre…
  • Ne traitez que par écrit et de manière tout à fait factuelle.
  • Tentez de mettre le plus de distance possible entre vous et l’individu qui, je vous le rappelle, est la cause de tant de souffrances passées, qui se trouvent réactivées aujourd’hui.
  • Trouvez des personnes bienveillantes à qui parler du danger, et qui pourront vous apporter leur soutien ainsi que lui faire barrage.
  • Votre vision de la vie a été altérée par la surprise du retour, aussi faites tout ce qui est en votre pouvoir pour la stabiliser et retrouver une croyance en une vie paisible et heureuse !
  • Recherchez en vous des émotions positives éloignées de celles qu’il a pu créer en vous dans la passé.
  • Et n’oubliez jamais que nous sommes dans un « jeu » relationnel. Autrement dit, mon action provoquera une réaction de la part de l’autre. Réfléchissez donc toujours à ce que vous risquez de déclencher.

– Vous êtes devant un choix crucial qui déterminera votre futur –

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On ne naît pas pervers narcissique, on le devient …

On ne naît pas pervers, on le devient.
La perversion narcissique est un apprentissage fait depuis l’enfance. D’une part, des mécanismes manipulatoires et d’autre part de la résolution externe des conflits internes. Avec le temps, cette déviance est devenue un mode de fonctionnement à part entière chez le pervers. Il s’est structuré de cette façon.

Le pervers narcissique n’a pas été reconnu comme personne, individu dans son enfance et a dû jouer le rôle de l’enfant parfait auprès de ses parents. Cependant, cette image de perfection était elle-même changeante dans les yeux des parents. Cela a poussé l’enfant à se créer des « masques » de personnalités qu’il a « mis en action » en lieu et place de ce qu’il était réellement. Ainsi, son vrai « moi » s’est perdu en chemin. C’est un peu comme s’il cherchait à se reconstituer à travers les narcissismes des autres, comme un miroir brisé. L’enfant a en plus subi de graves atteintes à son intégrité psychique, telles des humiliations, des maltraitances, de l’ignorance, des insultes, voire des abus sexuels. Tout ce qu’il inflige aujourd’hui à ses victimes lui a été infligé précédemment sauf qu’il a « choisi » (bien qu’il ne s’agisse pas d’un choix mais d’un mécanisme de survie) de nier la souffrance passée au lieu de la « regarder » en face, ce qui le guérirait. Les mécanismes psychiques sont extrêmement complexes et il faut lire les travaux de Paul Racamier pour saisir l’ampleur des « chocs » traumatiques infligés sur le long terme, qui donnent naissance à cette psychose sans symptômes apparents mais qui cause un nombre conséquent de dégâts.

L’enfant victime a en plus dû faire face à un climat dit incestuel, avec un inceste sans passage à l’acte génital mais une proximité inadéquate qui ne lui a pas permis de construire des limites entre le parent persécuteur et lui-même. C’est exactement ce schéma qu’il met en place avec ses victimes. Il tente d’abolir toute frontière entre la proie et lui afin d’envahir l’espace psychique de l’autre tout en maintenant cet autre à bonne distance et en le chosifiant. Derrière chaque pervers narcissique, se trouve au moins un parent souffrant lui-même de cette déviance. Il s’agit souvent de la mère. J’ai pu constater que de nombreux PN clament haut et fort leur amour pour leur mère mais à bien y regarder, il s’agit de ce que les personnes « standard » appellent plutôt une haine contenue.

Le pervers narcissique n’a pas appris à aimer, au sens commun du terme. Ce qu’on lui a montré comme étant de l’amour est en fait de la haine mais verbalisée comme de l’amour. Lorsqu’il dit « je t’aime » à une victime, c’est au mieux de l’indifférence, au pire de la haine.
Lorsqu’on observe bien les PN, ils agissent comme des enfants gâtés qui font du mal sans prendre la mesure des conséquences. Seul le résultat compte pour eux. Pour exemple, lors de disputes, ils ne voient que le résultat jugé négatif pour eux et aucunement la suite logique des événements qui ont conduit à la situation. Si leur compagne les quitte suite à une infidélité de leur part, c’est elle qui est mauvaise, eux n’ont rien fait.

Ce sont des personnes immatures, dont le développement émotionnel est resté bloqué dans l’enfance. Leur intelligence, elle, est bien adulte et capable de produire une souffrance calibrée au millimètre près pour la victime. Les pervers narcissiques ont une estime d’eux-mêmes très faibles et ont conscience d’être obligés de porter des masques pour être acceptés par autrui. Ils ne vivent que par l’imposture. Ils ne sont jamais ceux qu’ils prétendent être. « L’amour » que les victimes ressentent pour eux ne peut pas en être car elles ne connaissent pas leurs bourreaux, qui ne se connaissent d’ailleurs même pas eux-mêmes. Il s’agit d’addiction affective.

On peut pleurer sur l’enfant qu’ils ont été mais pas sur l’adulte qu’ils sont devenus.

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Pourquoi cette attirance vers le pervers narcissique? La co-dépendance